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A cause du coronavirus, de nombreux travailleurs du BTP ne prennent pas de vacances cet été

Après avoir vécu deux mois de confinement, de nombreux travailleurs du BTP restent sur le pont cet été.

Après avoir vécu deux mois de confinement sans chantiers, pour les travailleurs du BTP, l'été est synonyme de reprise des commandes. Il n'a pas une seule minute à perdre. 

“Comme vous le voyez, on est en chantier, une rénovation complète. On a démoli des murs”, explique Stevens, qui dirige la société de rénovation Joël Jean. Et tout l'été, il court d'un chantier à l'autre. On le retrouve dans un appartement de 70m2 où tout est à refaire.

“En temps normal, le mois d'août, on est à l'arrêt. On travaille à 20% et là on est à 120%.. On rattrape tout ce que l'on perdu pendant le confinement”, affirme-t-il.

Un été synonyme de sacrifices après plusieurs mois de chantiers à l'arrêt à cause du coronavirus et près de 130 000 € de pertes : les vacances, ne sont pas la priorité. “Moi aussi, normalement, j'ai une famille, j'ai trois enfants donc je pars aussi en congé en règle générale. Et cette année, on se contente de quelques jours par-ci par-là”, indique-t-il. 

Des vacances... mais en septembre

Il peut heureusement compter sur des employés solidaires. Amandio construit la future cuisine avec l'épidémie, il ne voulait pas prendre le risque de traverser les frontières.

“Ben je comptais partir en vacances, je pars toujours au Portugal avec mes enfants. Mais cette année, on va faire un trait sur les vacances et on reste en France”, explique-t-il. 

Malgré l'ampleur des travaux, c'est une équipe soudée qui perce, clou, visse et bricole en musique. Mais le plus heureux ça reste Frédéric, il ne voit que des avantages à travailler en août. “Ca roule beaucoup mieux, c’est plus facile pour se garer. C’est beaucoup mieux”, appuie-t-il. Prévoyant, ses congés sont déjà calés pour septembre. “Je pars dans les vosges en cure thermale. C’est beaucoup plus reposant au mois de septembre”, assure-t-il. 

La nature, la forêt, la montagne, un repos bien mérité pour cet ouvrier dévoué

Maxime Levy avec Guillaume Descours