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AstraZeneca: l'agence européenne du médicament reconnaît l'existence d'un lien avec des cas de thromboses

L'EMA a estimé mercredi que les caillots sanguins devraient être répertoriés comme des effets secondaires "très rares" de ce vaccin

L'agence européenne des médicaments reconnaît l'existence "possible" d'un lien entre la vaccination avec des doses d'AstraZeneca et les cas inexpliqués de thromboses, mais considère toutefois que la balance bénéfices-risques reste "positive".

Un phénomène atypique dit l'Agence européenne des médicaments. 222 cas de thromboses sur 34 millions d'injections d'AstraZeneca en Europe et seulement 18 décès thromboses qui se sont produites dans les deux semaines après la vaccination, principalement chez des femmes de moins de 60 ans ne présentant aucun facteur de risque particulier.

Des âges limites fixés

Elles ont ressenti un essoufflement, une douleur à la poitrine ou au ventre, des symptômes neurologiques, des maux de tête sévères, un trouble de la vision ou de minuscules taches de sang sous la peau. Mais l'agence européenne des médicaments le rappelle, les bénéfices globaux du vaccin dans la prévention du Covid-19 l'emportent sur les risques d'effets secondaires.

Plusieurs pays ont déjà décidé de ne plus administrer ce vaccin en dessous d'un certain âge. Les 27 pays européens se sont réunis mercredi soir pour en parler et ils n'ont pas réussi à s'entendre pour donner des consignes claires. L'Europe veut que les pays recommandent le vaccin AstraZeneca aux mêmes tranches d'âge.

Mais mercredi aucun accord n'a été trouvé. Résultat, ce jeudi matin, c'est plutôt la désunion. Si on regarde dans le détail: l'Espagne le réserve aux plus de 60 ans, la règle est la même en Italie, mais pas en Belgique où le vaccin AstraZeneca y est réservé aux plus de 55 ans.

En France, la Haute Autorité de Santé doit rendre un nouvel avis ce jeudi ou vendredi.

Romain Poisot et Margaux Bourdin avec Guillaume Descours