RMC

Brigades sanitaires: comment se passe la formation des enquêteurs ?

Les départements disposeront, dès lundi, de brigades sanitaires. Constitué de bénévoles, ce réseau détecte les cas non graves de malades arrivés aux urgences ou signalés par leur médecin. Les formations de bénévoles rencontrent un franc succès

À partir de lundi, les départements disposeront de ces brigades qui s'inspirent d'un modèle créé par l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, le projet "Covisan". En fonction depuis deux semaines et constitué de bénévoles, ce réseau d’équipes mobiles détecte les cas non-graves de malades arrivés aux urgences ou signalés par leur médecin.

Dans l’amphithéâtre de ce campus de l’AP-HP, une cinquantaine de personnes écoute la présentation du fonctionnement des brigades. “L’idée, c’est de vous informer pour que vous puissiez vous après aller en équipage aux domiciles des patients pour pratiquer des prélèvements auprès des personnes qui en ont besoin”, expose une responsable.

600 binômes d’enquêteurs et de préleveurs ont déjà été formés après une demi-journée préparation de formation théorique. Martina, travailleuse sociale, s’est portée volontaire.

“Je fais un petit entretien avec les personnes du foyer sur les symptômes qu’il a eu, les éventuels contacts qu’elle a pu avoir avec les membres de sa famille ou des personnes externes”, explique-t-elle. 

Avec elle, Corinne, médecin , désormais préleveuse bénévole de cette équipe, son rôle: “Faire les prélèvements afin de savoir si effectivement derrière il y a d’autres personnes à prévenir et de leur expliquer qu’il faudra, pour la famille, effectuer un confinement strict”, indique-t-elle.

Sur la base d'une démarche volontaire

Avant d’intervenir au domicile des patients, ces équipes doivent recevoir au préalable un signalement. Renaud Piarroux, chef du service de parasitologie de l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière, chapeaute ce dispositif.

“C’est dans le cadre d’une démarche médicale que le patient est identifié. Dans les populations un petit peu plus marginalisées, ça passera peut-être par des ONG, mais c’est dans ce cadre-là. Il faut que ce soit une démarche volontaire du patient, de sa famille. Ce n’est pas seulement obtenir leur accord, mais qu’ils veuillent que ça se fasse”, affirme-t-il.

En vue de la généralisation de ces brigades, la Commission nationale de l'informatique et des libertés, a expliqué qu’elle serait attentive à la durée des données qui seront conservées, et à leur la pertinence.

Margaux Bédé, Elise Philipps et Anais Crouts avec Guillaume Descours