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"Ce n’est pas le handicap la galère, c’est l’État français": le combat de la mère d'une petite fille atteinte de trisomie 21

L'Éducation Nationale a accordé 12 heures d'accompagnement pour la fille de Virginie. Trop peu selon sa mère qui réclame au moins 20 heures.

Jean-Michel Blanquer poursuit son plan de communication autour de la rentrée. Le ministre de l'Éducation est cet après-midi en déplacement à la Direction des services départementaux de l'éducation nationale (DSDEN) du Val-d'Oise, pour visiter une cellule d'écoute à destination des parents d'enfants handicapés.

C'est l'une des nouveautés de cette rentrée avec "la mise en place du grand service public de l'école inclusive" voulu par le gouvernement. Autre changement : 4500 accompagnants supplémentaires pour les élèves en situation de handicap ont été recrutés.

Mais "la réalité est bien différente des discours" selon le Collectif Citoyen Handicap. De nombreux parents peinent à obtenir l'accompagnement qu'ils souhaitent pour leurs enfants, malgré le nouveau dispositif du gouvernement. C'est le cas de Virginie. Séance de lecture avec sa maman pour Ombeline. La petite fille de 7 ans, atteinte de Trisomie 21, entre au CP lundi. Elle sera suivie par un AESH, un accompagnant d'élèves en situation de handicap. Indispensable pour Virginie, sa mère.

"C’est une petite fille qui met plus de temps à comprendre et à assimiler les choses. Donc l’aide elle est là l’aider à comprendre une consigne si elle n’a pas compris de façon à ce qu’elle puisse faire son travail correctement", explique-t-elle. 

Elle envisage de déménager à l'étranger

L'Éducation Nationale a octroyé 12 heures d'accompagnement par semaine à Ombeline. C'est trop peu pour Virginie, qui a engagé une procédure pour obtenir davantage d'aide. "On demande 20 heures. Pour qu’elle se sente bien auprès des autres, elle a besoin de cette aide", affirme-t-elle. 

Le plan pour l'école inclusive, qui promet un meilleur accompagnement des familles et des recrutements d'AESH ainsi qu'une consolidation de leur emploi. Virginie dit ne pas en avoir bénéficié.

"Moi, je ne vois pas du tout d’amélioration. Au final, ce n’est pas le handicap la galère, c’est l’état français qui ne veut pas nous octroyer nos aides pour notre fille", regrette la mère d’Ombeline.

Faute de changement notable, la famille envisage même de déménager à l'étranger dans les prochaines années. Où ? Dans un pays plus inclusif répond Virginie.

Benoît Ballet avec Guillaume Descours