RMC

Certains ne supportent plus leur tête en visioconférence: +20% d'actes de chirurgie esthétique en 2020

INFORMATION RMC - Le Covid-19 n'a pas mis de plomb dans l'aile de la chirurgie esthétique toujours en plein essor.

Le syndicat des chirurgiens esthétique, le SNCPRE, Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique, constate une hausse de 20% des leurs actes sur l'année 2020. Tout y passe, liposuccion, lifting, injections de botox ou d'acide hyaluronique...

En cause, les réseaux sociaux et leurs filtres déformants, mais surtout avec le Covid-19 , l'explosion des visioconférences en télétravail. Là aussi, la caméra a tendance à déformer le visage et nous a donner une image peu flatteuse de nous-même.

Une augmentation qui n'est pas propre à la France: aux USA, en Belgique ou en Australie, les opérations ont doublé chez les jeunes.

"Avec le masque, on ne voit que les yeux"

A la Clinique des Champs-Élysées de Paris, l'activité a en effet fortement augmenté l'année dernière. Dans cette clinique nombreux sont ceux à vouloir passer sous le bistouri. Ammar 46 ans, saute le pas. Elle a voulu donner un coup de jeune à son regard, au centre de l'attention depuis le début de la crise.

"Avec le masque, on ne voit que les yeux et ça fait ressortir tous les défauts des contours des yeux, les cernes, les rides. Vu que c'est la seule que l'on voit, j'en peux plus!"

Et elle est loin d'être la seule, dans cette clinique les interventions de ce type ont augmenté de 20% sur l'année écoulée. Joy Sellem, manager du groupe.

"On a d'abord, je pense, une recrudescence de visio-conférences dues au télétravail, donc des gens qui n'avaient peut-être pas l'occasion de se regarder non-stop sur un écran et qui se retrouvent face à leurs défauts et qui ont envie de la corriger."

"Il y a vraiment un travail d'acceptation à faire avant tout"

Mais une telle intervention n'est jamais anodine rappelle Isabelle Pailleau, psychologue, et devrait arriver en dernier recours.

"Il y a derrière une vraie difficulté à être soi-même, à accepter son identité. Il y a vraiment un travail d'acceptation à faire avant tout."

D'autant que les tarifs restent élevés, pour gommer ses pattes d'oies par exemple, comptez 400 euros par injection, à renouveler chaque année.

Romain Houg (avec J.A.)