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Coronavirus: avec l'arrivée des vacances d'été, les comportements se relâchent notamment sur les plages

Le masque, pourtant vivement conseillé, semble avoir disparu. À Cassis, les plages sont prises d'assaut au détriment des gestes barrières.

Alors que démarrent les vacances du mois de juillet, les consignes sanitaires ne sont pas toutes appliquées par les vacanciers. Le masque, pourtant vivement conseillé, semble avoir disparu. Les distances physiques sont de moins en moins respectées notamment sur les plages, où par endroits, c'est même serviette contre serviette. 

Comme à Cassis dans les Bouches du Rhône. Emilie et son fils venue de Lyon et veulent profiter. “C’est agréable, l’eau est claire, elle est un peu froide mais on est bien”, affirme la mère. Et peut importe s'il y a du monde.

“Ca ne nous angoisse pas. C’est sûr que c’est surprenant de voir autant de monde. Maintenant, je pense qu’il faut vivre à nouveau, il ne faut pas non plus se laisser submerger par cette angoisse-là”, explique-t-elle.

Le monde, la promiscuité, Charlotte habitante de Bordeaux, elle, ne s'y attendait pas en venant à Cassis. “J’avoue que je suis un petit gênée parce que je ne vais pas aller m’amasser sur une plage avec des serviettes à côté de moi pendant quatre ou cinq heures, peu importe le temps. En fait, je me dis qu’on a oublié qu’on a été confiné, qu’il y a eu des morts. Je pense que le covid ce n’est pas fini, qu’on en entendra encore parler”, indique-t-elle.

Une deuxième vague dès la fin de l'été ?

La deuxième vague menace bien réelle pour le professeur Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Selon lui, si les Français doivent faire attention à la plage cet été, ils doivent être encore plus attentifs dans les espaces clos. 

“Je suis plus inquiet de ce qui se passe dans les lieux clos que dans les lieux ouverts comme les plages. Je suis plus gêné par les passations de pouvoir dans les ministères ou les soirées électorales où on a vu accolades, serrement de mains, embrassades, que par les Français, trop proches les uns des autres, c’est certains, mais dans des lieux ouverts”, détaille-t-il. 

Et selon lui, si les gestes barrières ne sont pas respectés l'épidémie reprendra de plein fouet dès la fin de l'été.

Romain Poisot avec Guillaume Descours