RMC

Coronavirus et campagne des municipales: l'épineuse question de la poignée de main pour les candidats

La campagne officielle pour le premier tour des élections municipales des 15 et 22 mars s'ouvre ce lundi avec son lot d'incertitudes en raison de l'épidémie de coronavirus.

Le coronavirus, va t-il perturber la campagne des municipales? Alors que la campagne s'ouvre officiellement ce lundi, la question se pose après les premières mesures prises par le gouvernement ce week-end qui interdit les rassemblements de plus de 5.000 personnes dans un lieu confiné.

Le ministre de la Santé recommande également d’éviter de se serrer la main pour se dire bonjour, mais estime à ce stade que les élections municipales seront maintenues.

Mais qu’en est-il sur le terrain ? Les candidats aux municipales doivent-ils abandonner la sacro-sainte poignée de main pour séduire leur électeurs ?

"On continue de faire campagne"

A Toulouse, sur un petit bout de trottoir, Jean-Marc et les autres militants de la liste PS ne changent rien à leurs habitudes: ils distribuent des tracts agrémentés de bises et autres chaleureuses poignées de mains.

"On serre des mains, bien sûr! Et même on embrasse des gens ! Je ne veux pas céder à la panique. Et puis effectivement, on est en campagne électorale. Il reste plus que 15 jours donc là quand même c’est important. En tout cas, on est là, quelques-uns, on continue de faire campagne."

Quelques mètres plus loin, Raphael est aussi en pleine séance de tractage… il milite pour la liste écologiste Archipel Citoyen, pour lui la question de la poignée de main ne se pose tout simplement pas…

"On est plus là pour discuter, on est pas là forcément dans l’idée de voilà, la campagne à l’ancienne où il faut serrer un maximum de mains pour remporter les élections.
Si jamais les rassemblements sont interdits il faudra trouver d’autres façons de faire campagne. Après est-ce que derrière les municipales seront reportées? On en sait rien… Nous pour le moment on trace notre route comme on a toujours fait."

"Pour l’instant ce n’est pas une raison pour arrêter de vivre"

Maxime, lui, trace sa route dans les allées du marché, pour cet électeur, la possible annulation de plusieurs meetings de campagne par mesure de précaution ne se justifie pas.

"Il y a du monde partout, meeting ou pas meeting… Quand on vit dans des grandes villes comme Toulouse ou autres, y’a du monde partout. Si on doit choper le virus, on fera en sorte de se faire soigner, de prendre des précautions, mais pour l’instant ce n’est pas une raison pour arrêter de vivre."

Le premier tour des municipales c’est dans exactement 13 jours. 

Estelle Henry (avec J.A.)