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Coronavirus: Jean Castex ne veut pas "payer des masques à des familles qui n'en ont pas besoin"

Le Premier ministre a une nouvelle fois refusé l'hypothèse d'une distribution gratuite de masques pour tous les élèves avant la rentrée.

"L'esprit de responsabilité". Le Premier ministre Jean Castex est revenu sur le port du masque en France et a dressé un bilan sur l'épidémie de coronavirus à quelques jours de la rentrée scolaire.

Il a ainsi appelé mercredi, chez nos confrères de France Inter, "à l'esprit de responsabilité" des Français pour porter le masque qui "est extrêmement utile" pour lutter contre le coronavirus, précisant toutefois que si "Nous constatons une reprise épidémique", "il n'y a pas de quoi s'affoler".

"Si le virus n'est pas mois virulent qu'avant, nous ne sommes pas encore dans une deuxième vague" a-t-il ainsi précisé. Néanmoins Jean Castex insiste sur la nécessité de porter le masque et en appelle à la responsabilité des français.

"Je n'ai jamais cru que l'État pouvait tout faire"

Néanmoins pas de changement sur la gratuité pour les élèves: le masque restera payant à l'exception des personnes vulnérables et des 3 millions de foyers les plus modestes. "Je n'ai jamais cru que l'État pouvait tout faire, il a sa part de responsabilité (...) mais il faut que tout le monde se sente concerné par la lutte contre l'épidémie", a déclaré le chef du gouvernement. 

Alors que le masque va être obligatoire au collège et au lycée, "il n'y a pas de défaillance de l'Etat", a affirmé le chef du gouvernement, critiqué par plusieurs opposants. Il a souligné que les autorités envoyaient déjà gratuitement par la poste des masques aux familles "les plus précaires". "Dans un bon nombre de zones urbaines, les jeunes prennent les transports en commun, où le masque est obligatoire: personne ne s'est soucié de la gratuité de ces masques", a ajouté Jean Castex. 

Le Premier ministre qui doit à la fois gérer la crise économique et la crise sanitaire a enfin appelé les Français à vivre avec le virus. "Vous pouvez retourner au cinéma et au théâtre, ça ne risque rien" a lancé Jean Castex. Les règles de distanciation sociales seront abandonnées à l'exception de certaines zones du territoire, l'Etat compensera également les pertes des recettes pour les salles de spectacle à hauteur de deux milliards d'euros.

Jérémy Trottin