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Coronavirus: la France durcit ses mesures pour éviter la propagation du virus

Pour les enfants revenant de ses zones de contamination, le rectorat a donné la consigne à tous les établissements scolaires de refuser l'entrée aux écoliers pendant les 14 jours qui suivent leurs retours.

Le ministère des Solidarités de la Santé durcit ses mesures pour lutter contre la propagation du coronavirus. Le ministère émet des recommandations pour les personnes revenant de Chine de Hong Kong, de Macao, de Singapour, de Corée du Sud, ou des régions de Lombardie et de Vénétie en Italie

Il est conseillé de surveiller sa température deux fois par jour, l’apparition de symptômes d’infection respiratoire. Le ministère prône aussi de porter un masque chirurgical lorsqu'on sort, d'éviter tout contact avec les personnes fragiles et pour les travailleurs ou étudiants dans la mesure du possible, privilégier le télétravail et éviter les contacts proches.

Alexandra, 11 ans, rentre avec son père de Milan. Elle vient d'apprendre qu'elle n'ira pas à l'école aujourd'hui et ce pendant 14 jours. Mais la jeune fille est consciente de l'importance de cette mise à l'écart. "Il faut rester à la maison, comme ils le disent, peut-être que j’ai quelque chose. Donc ça peut protéger les autres", indique la jeune fille. 

Son père Pietro va devoir s'organiser pour faire garder sa fille pendant 14 jours.

"Moi, il faut que je travaille. Après elle, on va voir, on va trouver une solution. Après, c’est bien de prendre des précautions, mais peut être que 14 jours, c’est un peu exagérer", affirme-t-il. 

Un manque d'anticipation ? 

Du côté des enseignants, la consigne des 14 jours de quarantaine a été transmise par le rectorat en urgence lundi. Elisabeth Kutas, secrétaire départementale du SNUIPP Paris, reproche au gouvernement un manque d'anticipation. 

"Pour l’instant, on n'a pas de consignes claires. On gère quand même une potentielle pandémie par des mails. Donc est-ce que c’est le directeur qui doit filtrer toutes les entrées, qui doit savoir où les gens sont allés en vacances. C’est très compliqué. On est tellement dans la gestion d’urgence, qu’on a l’impression qu’il y a un peu panique à bord", affirme-t-elle. 

La Fédération des conseils de parents d'élève elle, demande que tous les enfants ayant voyagé dans des pays à risque fassent des tests de dépistage.

Romain Poisot avec Guillaume Descours