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Coronavirus: près de 200.000 personnes de nouveau confinées en Catalogne

La région en question se trouve autour de la ville de Lérida, située à l'intérieur des terres, à une centaine de kilomètres des plages très touristiques de la côte catalane. Une zone déjà isolée du reste du pays le week-end précédent, mais malgré ça le nombre de nouveaux cas a continué à augmenter.

Près de 200.000 habitants confinés à nouveau en Catalogne. C’est une première en Espagne depuis la fin du confinement le 21 juin. "La population devra rester chez elle", a annoncé dimanche la responsable régionale de la Santé Alba Verges au cours d'une conférence de presse.

Ce n'est pas de gaîté de cœur que Virginie expatriée depuis 12 ans vit ce reconfinement strict. Mais c'est un mal pour un bien, alors que le nombre de personnes contaminées augmente.

“Si ça peut éviter plus de désastre, moi, je suis plutôt pour tout ça. Là, on va pouvoir sortir simplement pour aller au travail. Psychologiquement, c’est dur”, indique-t-elle. 

La région de 200.000 habitants est la première d'Espagne à devoir se reconfiner complètement. En cause notamment les mouvements de travailleurs saisonniers agricoles. Mais Virginie craint que ce soit surtout la conséquence d'une population qui a baissé trop tôt et trop vite la garde. “De ce que je vois par exemple de mon balcon, il y a beaucoup de gens qui ne portent pas le masque alors que c’est obligatoire depuis bien longtemps chez nous-même dans la rue. Les terrasses des bars ont rouvert très tôt”, rappelle-t-elle. 

Au moins deux semaines

Il y a une semaine déjà, les autorités ont coupé la zone du reste de la Catalogne. Mais ce n'était pas suffisant selon la responsable locale de la santé, Alba Vergès. 

“Ce sont des mesures compliquées, mais nous pensons qu’elles sont indispensables pour ne pas voir la situation empirer ce qui nous pousserait à faire un confinement encore plus dur. Par conséquent nous nous occupons de cette situation pour mieux la surmonter”, affirme-t-elle. 

Ce reconfinement est parti pour durer au moins deux semaines. Pendant cette période, les véhicules peuvent toujours traverser la région, à condition de ne pas s'y arrêter. 

Cyprien Pézeril avec Guillaume Descours