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Covid-19: face aux effets secondaires, le vaccin AstraZeneca très critiqué par les soignants

C'est ce même vaccin Astrazeneca qui doit être inoculé, à partir du 25 janvier, aux patients entre 50 et 64 ans avec des comorbidités.

Le vaccin Astrazeneca sous le feu des critiques des soignants. Ils sont nombreux à avoir développé des effets secondaires, très violents, à Périgueux, Brest, à Rouen qui ont entraîné des vagues d'arrêt de travail et qui ont même désorganisé certains hôpitaux.

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Externe au CHU de Poitiers, Louis 23 ans, est éligible à la vaccination. Mais il hésite, au vu des effets secondaires chez ses collègues.

“Forte grippe, fièvre à 40, courbature, hallucination parfois même… C’était du costaud. Ils ont été cloués au lit un jour, parfois 48h.Et louper un jour de travail dans ce contexte-là, c’est compliqué”, affirme-t-il.

Alors est-ce que ça vaut le coup ? Louis s'est encore donné une semaine de réflexion. “Avoir autant d’effets indésirables pour un vaccin à 90, 95% d’efficacité, je dirai directement oui en fait. Mais à 70% d’efficacité, pas trop efficace sur les variants, j’attends de voir en fait”, assure-t-il.

Nécessité de pédagogie

Des questionnements qui apparaissent chez les 50-64 ans, avec des comorbidités. Une population qui pourra recevoir le vaccin Astrazeneca dès le 25 février. Il va falloir les convaincre, admet Bernard Plédran, généraliste à Bordeaux.

“On explique, on ré-explique, on redonne les éléments. Redire l’intérêt de cette vaccination parce qu’il y a des gens qui restent réticents et qui préfèrent attendre un peu. Mais dans la majorité des cas, quand on explique les choses, les gens rentrent dans le dispositif sans aucun problème”, appuie-t-il.

Le médecin qui n'est pas inquiet, il arrivera à remplir ses 10 créneaux de vaccination hebdomadaires.

Martin Cadoret avec Guillaume Descours