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Covid-19: la France restera confinée jusqu'au 1er décembre et... au-delà

Le Premier ministre a complètement balayé le possible  assouplissement du confinement. Et il a expliqué pourquoi.

La sanction est tombée d'entrée: il serait "irresponsable de lever et même d'alléger le dispositif. Nous avons décidé de maintenir inchangé au moins pour les 15 prochains jours les règles du confinement". Jeudi soir, Jean Castex s'est exprimé lors d'un point presse, quasiment deux semaines après l'entrée en vigueur de ce reconfinement.

Car les nouvelles ne sont - toujours - pas bonnes sur le front du coronavirus. "Le pic du mois d'avril" en nombre d'hospitalisations en raison du coronavirus a été franchi en France, soit au-delà de la barre des 32.000, a annoncé jeudi Jean Castex lors d'un point presse. "Nous comptons ces derniers jours une hospitalisation toutes les 30 secondes et une admission en réanimation toutes les 3 minutes", a ajouté le Premier ministre en dressant le tableau de la situation sanitaire.

Devant la baisse "fragile" de la deuxième vague de Covid-19, Jean Castex a donc annoncé le maintien du confinement au moins jusqu'au 1er décembre et même au delà pour les déplacements, avec en revanche une possible réouverture des commerces à cette date, une réponse aux appels au secours des commerçants.

L'attestation dérogatoire pour circuler, l'un des symboles du confinement, sera en particulier encore nécessaire après le 1er décembre, a souligné le Premier ministre lors d'une conférence de presse, au soir d'un conseil de défense qui a tranché sur des arbitrages très attendus.

Le chef du gouvernement a confirmé un ralentissement des contaminations mais qui doit être "confirmé" et qui n'a pas encore réduit le nombre d'hospitalisations, qui a au contraire dépassé jeudi le pic atteint en avril. Aussi a-t-il jugé "irresponsable de lever et même d'alléger le dispositif" de confinement pour l'instant. Et même si la tendance à la baisse des cas se confirmait, il n'est pas non plus question au 1er décembre d'ouvrir ni les bars, ni les restaurants, ni les salles de sports. 

Quant aux fêtes de Noël et du Jour de l'An, "il ne serait pas raisonnable d'espérer pouvoir organiser de grandes fêtes à plusieurs dizaines de personnes, notamment pour le réveillon". 

Paul Barcelonne