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Covid-19: un hôpital de Colmar évoque de possibles cas dès la mi-novembre

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Le virus se serait vite dispersé avant qu'une accélération des cas lors des fêtes de fin d'année soit constatée.

L'hôpital privé Albert-Schweitzer de Colmar considère a posteriori avoir reçu des patients avec des signes typiques du Covid-19 dès le mois de novembre, selon une étude rétrospective menée sur les scanners thoraciques réalisés par l'établissement, qui nécessiterait toutefois une confirmation biologique.

Cette étude montre de "premiers cas notés dans notre centre le 16 novembre", avant une "progression très lente de l'incidence de la pathologie jusqu'à la fin février", puis une augmentation rapide avec un pic le 31 mars, explique jeudi cet hôpital de 233 lits dans un communiqué de presse.

L'ensemble des 2.456 scanners thoraciques réalisés entre le 1er novembre et le 30 avril dans cet hôpital privé du Haut-Rhin pour différents motifs (pathologies cardiaques, pulmonaires, traumatiques, tumorales) ont été analysés par le docteur Michel Schmitt, médecin chef du département d'imagerie médicale. Ceux semblant "compatibles COVID" ou "typiques COVID" ont été revus une deuxième fois, puis une troisième par deux autres radiologues.

Accélération lors des fêtes de fin d'année

Selon le Dr Schmitt, "quelques cas étaient donc déjà en circulation dans la région au début du mois de novembre", mais le "virus s'est alors dispersé de manière très sporadique", avant une accélération "au moment des événements de fin d'année : marchés de Noël, fêtes de famille, jusqu'à ce que l'épidémie explose après un rassemblement religieux à Mulhouse, la dernière semaine de février".

Le Haut-Rhin a été l'un des départements les plus précocement et les plus fortement touchés par l'épidémie.

"Une collaboration est lancée avec le CNRS pour entamer une exploitation épidémiologique des résultats", indique l'hôpital Albert-Schweitzer, qui fait partie de la fondation de la maison du diaconat de Mulhouse.

G.D. avec AFP