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Deux cas confirmés de coronavirus à l'Assemblée nationale: ce que l'on sait

Âgé de 68 ans, le député Les Républicains atteint du coronavirus a été hospitalisé dans un état sérieux à Mulhouse.

L'Assemblée nationale n'a pas été épargnée par le coronavirus, après l'hospitalisation d'un député, nouveau signe d'une épidémie désormais considérée comme "inéxorable" après un nombre record jeudi de nouveaux cas et de décés en 24 heures.

Jean-Luc Reitzer, député Les Républicains du Haut-Rhin, et un salarié de l'Assemblée Nationale ont été infectés par le coronavirus. Un autre cas est "suspect", a ainsi annoncé la présidence de l'Assemblée jeudi soir.

L'élu de de 68 ans a été hospitalisé dans un état sérieux à Mulhouse. Il a été admis au service de réanimation et présente des signes de contamination au coronavirus, notamment des difficultés respiratoires.

Élu pour la première fois en 1988, Jean-Luc Reitzer n'était pas à l'assemblée cette semaine. Il y était la dernière fois le mercredi 26 en commission des affaires étrangères, et la veille dans l'hémicycle aux questions au gouvernement, en compagnie donc de nombreux ministres et de députés.

Les députés invités à prendre leur température deux fois par jour

Il a également participé à un séminaire à Bruxelles il y a deux semaines avant de rentrer à Mulhouse où plusieurs personnes ont été contaminées lors d'un rassemblement religieux.

Face au risque de propagation au sein du palais Bourbon, le président de l'Assemblée Richard Ferrand, a adressé un message aux personnes qui ont été en contact rapproché avec Jean-Luc Reitzer, et l'ensemble des parlementaires et personnels ont été informés de la situation. Les députés sont entre autres invités à prendre leur température deux fois par jour.

Cette accélération a conduit Emmanuel Macron à avertir les Français sur le caractère "inéxorable" de cette épidémie. "Il y a un moment où, nous le savons tous (...) une épidémie est de toutes façons inexorable", a déclaré jeudi le chef de l'Etat qui a reçu une vingtaine de spécialistes à l'Elysée pour "essayer de stopper l'arrivée, ensuite pour ralentir" la propagation de la maladie.

Selon le Pr Jean-François Delfraissy, spécialiste des maladies infectieuses qui participait à la réunion, le passage de la phase 2, en cours actuellement, à la phase 3 - celle de l'épidémie, qui imposera des restrictions plus contraignantes - interviendra "entre quelques jours et une ou deux semaines".
Cette phase 3, quand elle sera décrétée, impliquera, entre autres, la suspension de transports en commun, une restriction des rassemblements et des fermetures d'écoles, soit un ensemble de mesures qui auront un impact important sur la vie quotidienne.

Les treize régions métropolitaines sont désormais touchées, a encore souligné M. Salomon, ainsi que la Guadeloupe et la Guyane en Outre-mer. Seuls la Martinique, Mayotte et la Réunion sont exempts de cas avérés.

Pierrick Bonno (avec Guillaume Dussourt)