RMC

Doses de rappel, tests valables 24h: ce que changent les nouvelles mesures du gouvernement pour les non-vaccinés

Malgré ces nouvelles mesures annoncées par le gouvernement, il semble difficile de faire changer d'avis les réfractaires.

Rappel de vaccin dès 18 ans et obligatoire pour que le pass sanitaire reste valide: le gouvernement intensifie la pression sur les non-vaccinés pour contrer la cinquième vague de l'épidémie de Covid-19, sans envisager de confinement à ce stade.

Ainsi, Olivier Véran a, en plus d'annoncer l'ouverture de la troisième dose "à compter de ce samedi" pour tous les majeurs, cinq mois après leur dernière injection, serré la vis sur les non-vaccinés. La première mesure est particulièrement contraignante: la durée de validité des tests négatifs ouvrant droit au pass sanitaire va être réduite et passer de 72 à 24 heures.

Les règles sont également durcies. Le masque va redevenir obligatoire "partout en intérieur" dans les lieux recevant du public, y compris là où le pass sanitaire est réclamé (restaurants, cinémas, discothèques...).

"Les préfets seront aussi habilités à rendre obligatoire le port du masque pour des événements en extérieur, tels que par exemple les marchés de Noël", qui seront soumis au pass sanitaire, "ou des brocantes", selon M. Véran.

Les autorités insistent sur l'importance des gestes barrières pour endiguer cette vague qualifiée de fulgurante: masques, aération, lavage des mains, etc.

Pas sûr toutefois que cela puisse convaincre les quelques 10% de Français éligibles toujours pas vaccinés à aller recevoir leurs doses. D'ailleurs, sur RMC, Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français, insiste: il s'agit avant tout de faire de la prévention et non de la contrainte. Un rôle de pédagogie qui incombe aux médecins traitants et de proximité. Selon lui, c'est déjà une réussite: il y a entre 15 et 20 000 primo-injection chaque jour, actuellement en France. 

Si cette cinquième vague est "sans conteste plus forte, plus longue que (...) celle de cet été", il n'est envisagé à ce stade "ni confinement, ni couvre-feu, ni fermeture anticipée de commerces ni restrictions de déplacement", a tenté de rassurer de son côté le ministre de la Santé.

"Nous pouvons passer cette vague sans recourir aux outils les plus contraignants" qu'ont déjà imposés certains pays européens comme l'Autriche, a-t-il espéré.

Le nombre de cas augmente très rapidement en France depuis plusieurs jours, atteignant 32.591 nouvelles contaminations mercredi, au plus haut depuis le 24 avril.

Pour le moment, la flambée des contaminations ne s'accompagne pas d'un envol des hospitalisations, malgré une hausse ces derniers jours. Le gouvernement met cela sur le compte d'un fort taux de vaccination par rapport à d'autres pays européens.

Martin Bourdin et Xavier Allain (avec AFP)