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Ecoles et crèches fermées: on vous explique le "couac" gouvernemental autour de la question des assistantes maternelles

Le casse-tête des parents pour la garde d'enfants se complique avec la communication en deux temps du gouvernement.

Oui... mais non. La question de l'accueil des enfants par les assistantes maternelles pendant les trois prochaines semaines était encore en cours d'arbitrage jeudi et sera "tranchée définitivement" vendredi, a indiqué Matignon tard dans la soirée.

Pourtant, quelques heures auparavant, on apprenait que les enfants ne pourraient être gardés par les assistantes maternelles afin d'être "en cohérence avec les crèches" qui seront fermées durant cette période. Si cette option était toujours bien envisagée jeudi soir, elle n'était cependant pas encore tout à fait actée, a précisé Matignon.

Parmi les modalités à définir figure le dossier des enfants de "publics prioritaires", comme les soignants, dont la liste est en cours d'arbitrage. 280.000 assistantes maternelles accueillent en France entre un et quatre enfants. Les gardes à domicile ne seront "pas concernées" par des restrictions, selon Matignon.

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"Il me semble que oui"

Et on sent bien que le gouvernement n'a pas eu le temps de tout anticiper avec ce "confinement hybride". Dès jeudi matin, sur RMC, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal n'était pas vraiment sûr de lui au micro de Jean-Jacques Bourdin en soufflant un "il me semble que oui" du bout des lèvres. On a connu plus clair comme réponse.

Alors pas de confirmation toute la journée... jusqu'à 19h30. Le couperet tombe: Matignon annonce que les enfants ne pourront pas être gardés par les assistantes maternelles, pour être en cohérence avec les crèches qui vont fermer. Sauf que trois heures plus tard, l'entourage du Premier Ministre fait savoir que la question est toujours en cours d'arbitrage. Rétropédalage et premier "couac" de ce reconfinement qui ne porte pas son nom.

280.000 assistantes maternelles et des centaines de milliers de parents sont donc accrochés à la décision du gouvernement attendue en début d'après-midi après une réunion autour d'Adrien Taquet, le secrétaire d'Etat à la petite enfance. 

Lors du premier confinement pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 en mars, l'État avait à l'inverse assoupli les normes, permettant aux assistantes maternelles d'accueillir simultanément six enfants au lieu de quatre et ainsi "accompagner progressivement la reprise de l'activité".

Pierrick Bonno (avec AFP)