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EN VIDÉO - Quand le port du masque chez les politiques devient un geste... politique

Tous les jours dans "Bourdin Direct", Charles Magnien commente l'actu vue sur les réseaux sociaux.

Le masque est-il en train de devenir un symbole politique? Du moins, il fait toujours et encore polémique. Surtout par la façon dont il est porté par nos hommes et femmes politiques. Chaque image d’un représentant de l’Etat qui ne porte pas le masque suscite en effet l’indignation des internautes.

C’est d'ailleurs un peu la nouvelle mode sur les réseaux sociaux: scruter les images et dénoncer le non-respect des gestes barrières.

Premier exemple avec le préfet de Mayenne, qui a publié vendredi sur Facebook des images de sa visite sur le marché d’Evron. Or, sur toutes les photos, le préfet ne porte pas de masque, contrairement à ses équipes et surtout aux commerçants qui ont tout mis en place pour respecter les gestes barrières. Résultat: des centaines de commentaires d’internautes qui reprochent au préfet de ne pas montrer l’exemple.

Deuxième mini-polémique, samedi, avec Christophe Castaner, en déplacement au bord de la mer en seine maritime. Le ministre de l’Intérieur ne porte pas de masque, mais il pose pour des photos avec des habitants, notamment des enfants, sans respecter la fameuse distance d’un mètre…

Là encore, l’image tourne en boucle sur les réseaux sociaux, accompagnée de commentaires qui accusent Christophe Castaner de bafouer les gestes barrières. 

Enfin, cette question du port du masque a pris un tour très politique dimanche. Emmanuel Macron était dans l’Aisne, à Montcornet, pour célébrer les faits d’arme du général de Gaulle en juin 40.

Et sur place, le chef de l’Etat ne portait pas de masque. Contrairement à Xavier Bertrand, le président de la région Hauts de France. Sur les images de la cérémonie, Xavier Bertrand est d'ailleurs l’un des seuls à porter le masque. Il affirme à nos confrères de Oise Hebdo que c’est l’Elysée qui aurait demandé aux élus de ne pas le porter. Xavier Bertrand a refusé, estimant que les distances entre les personnes présentes n’étaient pas suffisantes… Et il n’en fallait pas plus pour déclencher une nouvelle salve de commentaires sur les réseaux sociaux, avec beaucoup d’arrières pensées politiques.

Charles Magnien