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Environnement, bien-être animal: et si vous vous mettiez au "lundi vert"?

Le "lundi vert" commence officiellement aujourd'hui. L'objectif: s'engager cette année à ne manger ni viande, ni poisson, tous les lundis.

La viande et le poisson, le lundi, non merci. Voilà l'idée 500 personnalités comme Isabelle Adjani, Yann Arthus-Bertrand, Juliette Binoche.

Des célébrités qui s'engagent donc à ne plus manger de viande ni de poisson chaque lundi de 2019. Conséquences sur l'environnement, santé et bien-être animal, autant de raisons de réduire sa consommation selon les signataires.

Un lundi sans viande, sans poisson, c'est presque une urgence écologique selon Nicolas Treich. Il est chercheur à l'Institut national de la recherche agronomique et fait partie des initiateurs du "lundi vert":

"Il y a des impacts globaux, des questions de changement climatique, de déforestation, perte de biodiversité, mais il y a aussi des impacts beaucoup plus locaux en terme de pollution locale de l'air, de nos sols, de nos rivières".

"Je ne sais pas si c'est faisable toute l'année"

De quoi séduire certains professionnels, même si ce "lundi vert" entraîne une baisse des ventes. Julien, par exemple, est poissonnier:

"La ressource animale a tendance à s'épuiser d'année en année. Nous, on le voit. On a de moins en moins de poisson, on le paye de plus en plus cher. Je pense que c'est une bonne chose".

Reste maintenant à convaincre des clients, pas toujours très partants:

"L'idée n'est pas mauvaise, mais je ne sais pas c'est vraiment quelque chose de faisable toute l'année", juge Nicolas. "Je n'aime pas trop la contrainte, je ne serais pas prête à m'engager, mais j'y suis favorable", Sylvie.

Séduisant mais trop contraignant donc. Le "lundi vert" est en tout cas ambitieux: les initiateurs espèrent convaincre entre 50.000 et 500.000 personnes d'abandonner viande et poisson chaque lundi de 2019.

Martin Bourdin