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Escroquerie aux faux vaccins en Inde: 2500 personnes vaccinées avec de l'eau saline

Covid-19: êtes-vous prêts à vacciner vos enfants?

Covid-19: êtes-vous prêts à vacciner vos enfants? - Crédit: Pixabay

Des flacons saisis portaient frauduleusement l'étiquette du vaccin contre le coronavirus d'AstraZeneca, commercialisé en Inde sous le nom de Covishield

Au moins 2.500 personnes ont été victimes d'escroqueries aux faux vaccins contre le Covid-19 dans deux grandes villes indiennes, Bombay et Calcutta, a annoncé vendredi la police qui a procédé à plusieurs arrestations. Selon la police de Bombay, une dose de solution saline a été administrée à environ 2.000 personnes qui croyaient recevoir une injection de vaccin contre le coronavirus. Dix personnes ont été arrêtées, dont deux médecins d'un hôpital privé de Bombay, capitale financière de l'Inde, a expliqué la police vendredi lors d'une conférence de presse.

À Calcutta, capitale de l'Etat du Bengale occidental, la police a arrêté un homme se faisant passer pour un fonctionnaire titulaire d'une maîtrise en génétique, qui aurait dirigé pas moins de huit sites de vaccination frauduleuse.

Au moins 250 personnes handicapées et transgenres ont été faussement vaccinés sur un de ces sites. Au total près de 500 personnes ont été victimes d'une injection de faux vaccins à Calcutta. 

Des flacons saisis portaient frauduleusement l'étiquette du vaccin contre le coronavirus d'AstraZeneca, commercialisé en Inde sous le nom de Covishield, a déclaré Atin Ghosh, policier de Calcutta.

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Sensation de somnolence et gêne au bras

"On a découvert que l'étiquette du Covishield recouvrait une étiquette de sulfate d'amikacine 500 mg, un antibiotique utilisé pour traiter les infections bactériennes des voies urinaires, des os, du cerveau, des poumons et du sang, entre autres", a déclaré M. Ghosh à l'AFP. 

L'escroquerie a été révélée après qu'une actrice et politicienne, Mimi Chakraborty, qui a elle-même reçu une fausse dose de vaccin sur l'un de ces sites, a eu des soupçons et alerté la police. 

La police a saisi des papiers d'identité falsifiés au domicile du suspect, qui lui permettait de s'identifier comme fonctionnaire du ministère de l'Information ou bien comme commissaire municipal. Sa voiture portait des vignettes du gouvernement de Calcutta. 

Les victimes se disent à présent "paniquées" par d'un impact négatif éventuel sur leur santé, a indiqué Debashis Barui, un responsable médical de Calcutta. "En cas d'urgence, les autorités organiseront des camps médicaux dans la région pour prendre en charge ceux qui ont reçu de fausses doses", a assuré M. Barui à l'AFP. L'une des victimes, Ruma Sikdar, 35 ans, a éprouvé une sensation de somnolence doublée d'une gêne dans le bras. "Ce qui m'inquiète, c'est de savoir comment obtenir la vraie dose avant que la troisième vague ne frappe", a souligné cette femme au foyer. "Nous ne pensions pas que cela pouvait arriver alors que le monde lutte contre la pandémie", a réagi, choqué, Debjit Majumdar, un étudiant également victime de l'escroquerie.

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La rédaction avec AFP