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Faut-il bloquer les exportations d'AstraZeneca pour accélérer la vaccination?

Face aux retards de livraison, l'Union européenne a haussé le ton ce week-end.

Le ministre de la Défense britannique a prévenu dimanche qu'il serait "contreproductif" de bloquer les exportations d'AstraZeneca comme en a menacé la veille la présidente de la Commission européenne si l'Union européenne ne recevait pas d'abord ses livraisons.

"L'Union européenne sait que le reste du monde regarde la façon dont la Commission se comporte", a déclaré Ben Wallace à la chaîne de télévision SkyNews. "Si des contrats et des engagements sont rompus ce serait très dommageable pour un bloc commercial qui se targue de (respecter) la loi", a-t-il poursuivi.

Une source dans l'entourage de la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a réagi dimanche soir:

"La Commission a son propre contrat avec AstraZeneca. Nous essayons simplement de le faire respecter. Le laboratoire nous a livré moins de 10% des doses prévues pour l'année par le contrat. Il est donc normal que nous demandions que ces doses soient livrées comme prévu aux Européens", a-t-elle dit.

L'accélération de la troisième vague de la pandémie de Covid-19, notamment en Europe, éloigne la perspective d'un assouplissement des restrictions en Allemagne, alimentant la colère d'une partie de la population, et pousse l'UE à organiser son prochain sommet par vidéoconférence.

Toutefois, grâce à l'accélération prévue des campagnes de vaccination, l'Europe pourrait avoir atteint en juillet l'immunité collective, a estimé le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton.

Cette semaine, 465.300 nouvelles contaminations ont été enregistrées quotidiennement dans le monde. Hors Afrique et Moyen-Orient, toutes les autres régions connaissent des accélérations: +34% en Asie, +18% en Europe, +15% aux Etats-Unis/Canada et +5% en Amérique latine/Caraïbes.

La rédaction de RMC avec AFP