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Faut-il prendre des vitamines en hiver? Les conseils de RMC

Le Docteur Christian Recchia, expert santé au sein de l'équipe de François Sorel vous livre tous ses conseils concernant la prise de vitamines en hiver.

Perte d’énergie, manque de vitalité et de motivation… Pas de doute, l’hiver est bien là. Mais détrompez-vous, le remède miracle à l’arrivée de ces symptômes n’est pas de courir chez votre pharmacien pour faire le plein de comprimés vitaminés.

Une alimentation équilibrée au quotidien

Pour le Docteur Christian Recchia, l’apport en vitamines nécessaire pour affronter la période hivernale, vient d’abord de l’alimentation.

En effet, dès lors qu’une femme, un homme, un enfant ou encore une personne âgée, a une alimentation équilibrée au quotidien et une activité physique normale, il n’est pas nécessaire de prendre de vitamines. Privilégiez la cuisson à la vapeur pour les légumes, permettant de conserver 95% des vitamines B qu’ils contiennent naturellement. De plus, assurez-vous que votre viande ou vos œufs sont issus d’une production saine.

Une exception pour les individus plus fragiles

Cependant, certains individus plus fragiles ont malgré tout besoin d’un surplus de vitamines. Par exemple, les adolescents qui, entre 16 et 19 ans, doivent à la fois, grandir parfois de 10 cm par an, assumer leur croissance intellectuelle et gérer les angoisses, ont des besoins nutritifs 3 fois supérieurs à ceux d’un humain sédentaire de 40 ans. L’hiver, un coup de pouce vitaminé lui permettra donc d’éviter la sous nutrition.

Au-delà de 60 ans, on observe une perte de 1% d’appétit et de volume de consommation par an. A 70 ans, on perd donc plus de 10% de notre envie de consommer. Ainsi, même si l’individu est à cet âge correctement nourrit au niveau du physique, du mental et de l’émotionnel, se produit malgré tout, une perte de l’apport en vitamines et notamment du côté des vitamines permettant de restructurer les neurones.

Dans ces cas-là, la prise de vitamines pendant 6 semaines à partir du mois de février jusqu'en avril, a un intérêt. Tout cela, prescrit et conduit par votre médecin traitant.

Méfiez-vous des publicités

En effet, de nos jours, il suffit de rentrer dans une pharmacie pour être sollicité par des dizaines de publicités vantant les mérites de cocktails vitaminiques soi-disant miraculeux mais souvent hors de prix. Il faut donc se méfier de toutes ces sollicitations. Ces vitamines en libre achat sont de véritables médicaments qui peuvent avoir des effets négatifs sur votre santé et perturber l’endocrinologie.

Aux Etats-Unis, chaque année, plusieurs milliers de personnes sont hospitalisées pour des surcharges en vitamines. La prise de ce type de vitamines n’est donc pas banale et peut perturber la dynamique métabolique. Un taux trop élevé de zinc dans l’organisme risque de perturber les fonctions de régulation de la cholestérolémie.

C.P. avec Le weekend des experts