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Fin du masque en extérieur: "C'est une habitude qu’on aura du mal à laisser tomber"

Il y a des exceptions au retrait du masque. Nous devrons encore le garder dans plusieurs circonstances et notamment dans les magasins.

La fin du masque à l’extérieur, une annonce vécue comme une délivrance par beaucoup. C'est sans masque que Patricia et Hélène discutent sur un banc. A partir de ce jeudi, plus besoin de le porter. Un soulagement pour ces deux amies “C’est formidable. Quand il fait chaud, c’est horrible, on ne peut pas respirer”, affirme l’une d’elles.

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Face à elles, Sofia et Marie sont assises dans l'herbe et portent le masque. Ce sont d'ailleurs les seules dans le parc. Et les deux jeunes infirmières auront du mal à s'en séparer.

“Ça va être une habitude qu’on aura du mal à laisser tomber. C’est devenu un automatisme. Dès que je sors de chez moi, je prends le masque de façon systématique même quand il fait beau, on se dit qu’on va croiser pas mal de personne, on ne sait pas qui est vacciné encore”, indiquent-elles.

C'est tout le contraire de Victoire, depuis deux semaines, elle a complètement délaissé son masque. “Là, il est au fond du sac. Je ne le mets que si je vais chercher une autre bière à l’intérieur”, affirme-t-elle.

Maintenir un certain niveau de vigilance

Le masque sera toujours obligatoire dans les espaces clos. Abderrahim Lahlou est vendeur et n'aura aucune tolérance pour ceux qui rentreront sans masque dans sa boutique. “Alors relâchement peut-être ça dépend de chacun. Mais il y a des règles et il faut les suivre, c’est tout”, appuie-t-il.

Mais attention, Jean-Paul Hamon, président d'honneur de la Fédération des médecins de France reste vigilant.

“Il faut rester extrêmement vigilant. Pour le principal intérêt du masque à l’extérieur, c’était la certitude d’en avoir un quand on rentrait dans une pièce. Il ne faut pas en tirer les conséquences qu’on peut faire tout et n’importe quoi parce qu’il y a tout de même toujours plus de 2000 personnes en réanimation”, insiste le médecin.

D'après les dernières études, la contamination à l'extérieur reste très faible. Elle représente 0.5 à 3% des cas .

Célia Giusfredi et Alfred Aurenche avec Guillaume Descours