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"Il ne nous reste plus beaucoup de temps": l'exécutif tire la sonnette d'alarme et brandit à demi-mot la menace d'un nouveau confinement

Le gouvernement prévient, le mois de novembre sera "éprouvant". Dans l'espoir d'éviter tout reconfinement, l'exécutif étend le couvre-feu et craint de voir le nombre de morts augmenter.

Trente-huit nouveaux départements vont passer sous le régime du couvre-feu, a annoncé jeudi Jean Castex. Au total, 54 départements sont désormais concernés par ce confinement nocturne, ainsi que la Polynésie. Le couvre-feu concerne désormais 46 millions de Français.

Le ton est grave, et les chiffres de l'épidémie alarmants. Le Premier Ministre Jean Castex le sait, la situation n'est pas prête de s'arranger et il veut créer un nouvel électrochoc en insistant sur les jours sombres à venir : "Les semaines qui viennent vont être dures. Nos services hospitaliers vont être mis à rude épreuve et le nombre de morts va augmenter. Le mois de novembre sera éprouvant", prévient-il.

La menace à peine voilée d'un nouveau reconfinement

Conséquence : le couvre-feu concerne désormais 54 départements. Un changement d'échelle par rapport aux métropoles expliqué par le Ministre de la Santé Olivier Véran: "Les communes qui pouvaient être à 20-30 kilomètres et présentaient des statistiques quasiment identiques aux grandes métropoles, n'étaient pas soumises aux même règles ce qui était incohérent".

Une mesure plus large, quitte à inclure des zones un peu moins touchées par le virus. Parce que pour Jean Castex il devient urgent de réagir: "Si nous ne réussissons pas collectivement à juguler l'épidémie, nous ferons face à une situation dramatique et nous devrons envisager des mesures beaucoup plus dures. Il est encore temps de l'éviter mais nous n'avons plus beaucoup de temps". Avec cette menace sourde, mais jamais prononcée par le Premier Ministre: un possible reconfinement.

Romain Cluzel (avec Guillaume Dussourt)