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IVG assimilée à un "homicide": la mise au point du syndicat des gynécologues sur RMC

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"Nous ne sommes pas là pour retirer des vies": le président du Syndicat national des gynécologues (Syngof) a suscité mercredi une vive polémique. la secrétaire générale du syndicat a tenu à faire une mise au point sur RMC ce jeudi.

"L’IVG doit être un droit réel, que chaque femme doit pouvoir exercer en toute liberté", dit Agnès Buzyn, ministre de la Santé. "Nous ne devons laisser passer aucune attaque, d’où qu’elle vienne, contre le droit des femmes à accéder librement à l’avortement", ajoute Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes.

Les réactions sont nombreuses après les propos de Bertrand de Rochambeau, le président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof) pour qui l’interruption volontaire de grossesse (IVG) serait assimilable à un homicide. C’est ce qu’il a affirmé au micro d’une journaliste de l’émission Quotidien, mardi :

"Moi, je fais un métier avec mes tripes. Je me lève à n’importe quelle heure. La nuit, je fais des opérations très difficiles, avec mes tripes. Et donc aux choses auxquelles je ne crois pas, je ne les fais plus. Nous [les médecins] ne sommes pas là pour retirer des vies".

"Au Syngof, on ne remet nullement en cause l'IVG"

En France, le nombre d’IVG est en légère baisse. 212.000 en 2016 contre 215.000 en 2001. Les médecins ont le droit de refuser de pratiquer un IVG. En revanche, ils ont l’obligation d’orienter la patiente vers un autre praticien ou une structure qui répondront à sa demande.

Invitée à réagir à ces propos propos controversés du président de son syndicat ce mercredi matin sur RMC, la secrétaire générale du Syngof, Elisabeth Paganelli, a tenu à faire une mise au point, assurant que le président parlait "en son nom" et qu'il ne parlait que de la clause de conscience.

"Au Syngof, on ne remet nullement en cause l'IVG. Moi j'ai toujours été battante, au contraire, j'ai toujours été partante je me suis battue dans les années 70. Mais je respecte les patients qui ont des idées différentes et les médecins qui ont des idées qui ne sont pas les miennes."
J.A. avec Bourdin direct