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"J'aurais préféré qu'on reste confiné une semaine de plus et que les règles soient les mêmes pour tout le monde": des franciliens regrettent le déconfinement différencié

Le premier ministre, Edouard Philippe, a présenté jeudi le cadre précis du déconfinement. Il a notamment insisté sur le cas de l'Île-de-France où les mesures seront plus sévères.

Début du déconfinement ce lundi partout en France. Cependant, dans certaines régions, celui-ci sera plus progressif, avec des mesures de restriction encore nombreuses. C’est notamment le cas de l’Île-de-France. Si le nombre de malades est en baisse, “il reste plus nombreux que nous l’espérions”, a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe jeudi.

Ainsi, dans la région, les grands centres-commerciaux ne pourront pas rouvrir pour le moment. Une annonce face à laquelle les Franciliens sont mitigés. Dans ce centre commercial de Rosny-sous-Bois presque vide, seul le supermarché reste ouvert. Teddy vient y faire rapidement ses courses. Si ce chauffeur poids lourd comprend les restrictions en Île-de-France, il aurait aimé que tous les départements soient logés à la même enseigne.

"Je trouve ça dommage qu'on n'ait pas tous les mêmes droits. Pourquoi on pourrait ouvrir un centre commercial à Rennes et pas ici ? J'aurais préféré qu'on reste confiné une semaine de plus et que les règles soient les mêmes pour tout le monde", estime-t-il. 

Des règles que Sandra respecte à la lettre. La jeune femme enrage donc que certains n'aient pas joué le jeu. "Il y a de la colère parce que j'ai vu beaucoup de monde en avoir mare, sortir, ne pas avoir de masque. Il y en a qui respectent pas, et après ça prend des proportions énormes, et maintenant, on est en zone rouge", regrette-t-elle. 

"Un dernier effort"

C'est pourquoi le maire de Rosny-sous-Bois, Claude Capillon, conjure les Franciliens de ne pas baisser les bras : il faut maintenir les gestes barrière. 

"J'appelle de tous mes voeux que l'on puisse repasser en zone verte le plus rapidement possible, donc j'appelle les habitants un dernier effort, c'est à ce prix là qu'on arrivera à gagner cette bataille", indique-t-il. 

Si la situation sanitaire en Île-de-France ne s'améliore pas dans les trois semaines à venir, des restrictions supplémentaires pourraient être imposées.

Camille Schmitt avec Guillaume Descours