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"J'étais tout seul et je n’arrivais pas à respirer": sur RMC, Mohamed assure avoir été licencié par son employeur pour non-port du masque

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Sur RMC, Mohamed, plaquiste, raconte avoir été licencié pour non-port du masque. Il assure qu'il se trouvait seul et qu'il avait des difficultés pour respirer lorsqu'il a été aperçu sans son masque.

Depuis le début de l’épidémie, le Covid-19 s’est invité dans le monde du travail. Au détriment de tous. Mohamed Belarbia plaquiste de 54 ans en a fait les frais. En poste depuis 4 ans, il a été licencié le 28 octobre dernier par son employeur pour "faute grave". Son employeur lui reproche d’avoir retiré son masque contre le Covid-19 à plusieurs reprises au détriment des règles sanitaires en vigueur.

"Je fais des mouvements, c’est gênant, j’étais tout seul en train de réparer un joint et je n’arrivais pas à respirer. J’ai enlevé le masque et le conducteur de travaux et le directeur financier de la boîte sont arrivés dans mon dos. Ils m’ont dit de remettre mon masque. Ils sont revenus dans l’après-midi, je l’avais autour du cou parce que je n’arrivais pas à respirer et j’étais encore seul", explique ce mercredi sur RMC Mohamed Belarbia.

"Le lendemain, avec quatre collègues, nous avons été convoqués. J’ai été le seul à être licencié", ajoute-t-il.

"L’inspection du travail peut arrêter un chantier pour non-respect de certaines mesures de sécurité"

L’entreprise assure de son côté avoir notifié à l’oral trois fois au plaquiste de remettre son masque. Elle accuse Mohamed Belarbia d’insubordination et assure lui avoir notifié par courrier. Un courrier que le plaquiste dément avoir reçu.

"La sécurité est le sujet numéro 1 sur les chantiers. L’inspection du travail peut arrêter un chantier plusieurs jours pour non-respect de certaines mesures de sécurité et un maître d’œuvre ne peut pas se le permettre. Je comprends le problème du port du masque mais pour moi cela fait partie de la sécurité et du zèle lié à ces mesures", juge sur le plateau des "Grandes Gueules", Maxime, technicien BTP dans le Val-de-Marne.

Mohamed Belarbia a saisi vendredi le conseil de prud'hommes de Bordeaux pour contester son éviction. Lui et son avocat réclament plus de 28.000 euros à l'employeur

G.D.