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"J'y allais tous les jours, maintenant je reste au parc, j'attends que ça passe": les salles de sport victimes du pass sanitaire?

La quasi-totalité (95%) des salles notent une baisse de la fréquentation par rapport à 2019 selon une étude des syndicats du secteur.

La prolongation du pass sanitaire est examinée demain à l'Assemblée nationale. Alors que ce dispositif doit prendre fin le 15 novembre prochain, le gouvernement souhaite le maintenir jusqu'au 31 juillet. Depuis le milieu de l'été, ce précieux sésame est en effet nécessaire pour entrer dans la quasi-totalité des lieux publics, notamment les salles de sport.

Ces dernières peinent à attirer de nouveau des abonnés, alors que la rentrée est traditionnellement l'une des périodes les plus importantes pour le secteur. La quasi-totalité (95%) des salles notent une baisse de la fréquentation par rapport à 2019, selon une enquête du syndicat national des entreprises de loisirs plein air et indoor (Active-FNEAPL). Une baisse en moyenne de 40% par rapport à l'avant crise !

La prolongation du pass sanitaire inquiète donc le secteur et certains sportifs.

"J'y allais tous les jours, maintenant je reste là, au parc. Mais j'attends que ça passe"

Nous avons rencontré Fernando dans un parc. Quelques barres de tractions, une enceinte portable... "On ne peut pas dire que c'est mieux, mais... C'est mieux ici que rien". Pas aussi bien que la salle de sport, oui, mais ca suffit à Fernando, anti-vaccin de 68 ans, pour faire ses exercices quotidiens en musique.

Même si la salle de sport qu'il fréquentait depuis plus de 10 ans lui manque un peu.

"J'y allais tous les jours, maintenant je reste là, par terre. Mais j'attends que ça passe. J'ai beaucoup d'amis, de famille, pas vaccinés, comme moi."

Aujourd'hui, 95% des salles de sport constatent une baisse de leur fréquentation de 40% en moyenne c'est en partie a cause du pass sanitaire obligatoire selon Thierry Doll, président de France Active, syndicat qui représente 1.750 salles de sport et activités de plein air.

"On aura malheureusement cette partie de la population qui va nous échapper."

Il explique aussi cette baisse d'inscription par la crainte des sportifs de voir à nouveau leurs salles fermer pour raisons sanitaires.

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Romain Poisot (avec J.A.)