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"Je n'ai pas envie qu'on choisisse pour moi": ces soignants qui menacent de démissionner en cas de vaccination obligatoire

Le gouvernement hésite encore à parer la vaccination d'un caractère obligatoire pour certaines professions dont celles du secteur de la santé. Au grand dam des principaux concernés.

Angèle a 34 ans, aide-soignante depuis 2009, elle travaille en Bretagne dans un service d'oncologie au contact de patients à risque mais ne veut pas se faire vacciner:

"J’ai pas envie qu’on choisisse pour moi en fait. Je veux choisir pour mon corps, ma santé, peser le bénéfice/risque comme tout citoyen en fait. J’ai l’impression qu’on me pointe du doigt et je suis blessée".

Comme elle, certains soignants refusent toujours de se faire vacciner, forçant le gouvernement à songer à la vaccination obligatoire pour les employés du secteur de la santé comme c’est déjà le cas en Italie par exemple.

"Blessée", Angèle est prête à partir, à quitter son emploi:

"Les conditions de travail sont très difficiles, on manque de moyen, de personnel, la vaccination obligatoire se serait la goutte d’eau qui fera que je mettrai un terme à ma carrière d’aide-soignante".

Ces démissions possibles pourraient poser problème, si on les additionne au souci de l'attractivité de l'hôpital explique Patrick Bourdillon, secrétaire fédéral de la CGT Santé.

"Si on prend un organisme comme l’AP-HP, on voit qu’ils ne peuvent recruter d’infirmière depuis l’année dernière. Quid de ce qu’il va devenir si certaines infirmières ne sont pas habilitées à travailler car pas vaccinées?".

Sur la vaccination obligatoire des soignants, la CGT parle aujourd'hui de choix intime, Sud Santé estime que les soignants sont libres de choisir.

Rémi Ink (avec G.D.)