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"Je reviens de l’enfer": Marc, l'un des premiers patients transportés en train médicalisé, est guéri du coronavirus

Marc Proust, 68 ans était dans le premier train parti le 26 mars. Il est sorti de l'hôpital de La Roche-sur-Yon jeudi, guérit.

Trois semaines d'hospitalisation, 800 kilomètres en train médicalisé et une victoire contre le coronavirus. Marc Proust se considère comme un miraculé.
“J’ai du faire parti des gens qui glisse, qui dérape et qui, au dernier moment s’accroche, c’est ce qui a du m’arriver”, indique-t-il avec émotion. 

Originaire d'Alsace, Marc tombe malade mi-mars. Sa compagne aussi est atteinte du coronavirus, mais elle est prise en charge rapidement, et guérit sans complication. Chez Marc, la maladie met plus longtemps à se déclarer. Il est hospitalisé à Strasbourg, mais son état se dégrade brusquement.

“On m’a intubé. On m’a ‘on arrive pas à vous récupérer mais vous vous accrochez’. Et après, pour moi, c’est le trou noir puisqu’il y a eu le fameux train qui a été mis en place et je n’en ai aucun souvenir. Ce TGV à 300 à l’heure, je ne l’ai pas vu moi”, décrit-il.

Transporté dans le premier train médicalisé mis en place en France, il arrive intubé à La Roche-sur-Yon. Marc se réveille du coma 10 jours plus tard. “Quand vous vous réveillez, finalement, vous vous dîtes que bonjour la vie. Je reviens de l’enfer peut être”, reconnaît l’homme.

Remerciement aux équipes médicales

Son corps porte encore les traces de la maladie. Souffle court, douleurs musculaires et perte d'équilibre. Malgré tout, Marc est aujourd'hui guéri. Et il n'a qu'un seul mot pour les soignants.

“Un grand merci. Il faut voir comme les équipes dans ces régions-là sont tellement bien formés. Il faut comment on s’occupe de vous que ce soit le personnel, les aides-soignants, c’est super”, confie-t-il.

Marc est rentré chez lui jeudi, mais il a promis aux soignants de revenir à La Roche-sur-Yon en novembre pour le départ du Vendée Globe.

Valentine Rault avec Guillaume Descours