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Journée mondiale contre le cancer: la recherche progresse à pas de géant

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La journée mondiale contre le cancer se déroule ce dimanche. L’occasion de faire le point sur l’avancée de la recherche en France.

C’est la maladie la plus redoutée par les Français. 355 000 nouveaux cas chaque année dont 45 000 pour le seul cancer du poumon, l’un des plus dévastateurs et qui touche de plus en plus les femmes, et les non-fumeurs.

Heureusement, la recherche progresse à pas de géant. A Toulouse, une équipe de chercheurs a identifié le processus à l’origine des rechutes dans le cancer du poumon. Une découverte qui, si elle est confirmée, est synonyme d’immenses espoirs pour les malades.

"Nous avons identifié le mécanisme qui pourrait expliquer pourquoi le patient rechute"

Certes, les thérapies ciblées permettent de stopper la maladie, mais hélas, rarement de façon définitive comme le rappelle le professeur Julien Mazières, pneumo-oncologue au CHU de Toulouse. "Au scanner, les tumeurs régressent de manière très importante mais au bout d’un certain temps qui peut être de 1 ou 2 ans, la tumeur repousse, sous la forme de métastases".

Et la solution pour éviter les rechutes dans le cancer du poumon pourrait venir du laboratoire en cancérologie de Toulouse, un laboratoire dirigé par Gille Favre.

"Nous avons identifié le mécanisme qui pourrait expliquer pourquoi le patient rechute et on a même identifier quels types de médicaments on pourrait associer aux thérapies ciblées pour lever ces résistances".

A partir du mois de mars, 30 patients vont tester ce nouveau traitement qui devrait être une grande avancée selon le professeur Mazières: "On va décaler la résistance de manière à ce que le patient puisse bénéficier de ces nouveaux traitements le plus longtemps possible avec la meilleure qualité de vie possible".

Si les essais cliniques sont concluants, le traitement pourrait être étendu très rapidement, certainement dans les prochains mois.

"Être capable de détecter le cancer avant qu’il prenne des proportions plus importantes"

A l’Institut Curie, c’est une autre avancée qui est en marche. L’une des techniques en cours de développement permettrait à terme, de détecter le cancer grâce à une simple prise de sang et de choisir le bon traitement pour certains cancers du poumon par exemple.

Une méthode beaucoup moins douloureuse et invasive que les biopsies, souligne le professeur Jean-Yves Pierga.

"Au lieu dans certains cas, de faire un prélèvement dans la tumeur c’est-à-dire, une biopsie, une ponction dans le foie ou le poumon, avec une prise de sang, on peut avoir des informations sur la tumeur que l’on peut analyser au laboratoire. Bien sûr, l’espoir qui est suscité par ce type de technique ce serait même de pouvoir faire un dépistage du cancer, être capable de le détecter avant qu’il prenne des proportions plus importantes mais là, ça reste encore l’objet d’évaluations et de recherches".
Jean-Wilfrid Forquès (avec C.P)