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La crainte des travailleurs qui ne peuvent pas opter pour le télétravail

Plusieurs salariés invoquent leur droit de retrait dans les métiers où le télétravail n'est pas possible.

Malgré les mesures de confinement, ceux qui continuent de travailler au contact du public sont à moitié rassurés. Les chauffeurs de bus parisiens notamment.

Faire monter les passagers par la porte arrière et banaliser les sièges les plus proches des chauffeurs, ces promesses du gouvernement rassurent Ahmed Berrahal, mais elle ne balaient pas totalement l’inquiétude du chauffeur, secrétaire CGT de son dépôt de bus:

"C'est une bonne avancée mais on ne peut pas dire qu'on n'a pas peur. Aller faire rouler un bus c'est le risque de choper quelque chose. Le risque zéro n'existe pas."

"On ne cède pas aux pressions patronales nous sommes dans notre bon droit"

Plusieurs salariés ont exercé leur droit de retrait. comme à la Poste, où des facteurs jugent que les mesures comme la fermeture de certains bureaux sont insuffisantes. Eddy Talbot, du syndicat Sud-PTT, est scandalisé par la réaction de la direction:

"Nous avons constaté qu'il y avait des pressions d'exercées à l'encontre de ceux qui font usage de leur droit légitime de retrait. On ne cède pas aux pressions patronales nous sommes dans notre bon droit. En faisant cela on empêche que La Poste soit un vecteur de propagation du virus"

Il souhaite que la distribution de courrier ou de colis soit réduite. Les médicaments ou le gel hydro-alcoolique, oui, mais pas les vêtements ou les produits de loisirs.

Nicolas Traino (avec J.A.)