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La pollution trois fois plus importante dans les couloirs du métro qu'à l'air libre

L'Agence nationale de sécurité sanitaire a publié un rapport sur le réseau souterrain en France. Et les chiffres sont assez alarmants concernant la pollution dans le métro des grandes villes.

Des millions de Français prennent le métro chaque jour, que ce soit à Paris, à Lille, à Lyon, à Marseille, ou à Toulouse. Si on s'en doutait un peu, mais c'est désormais chiffré, la pollution est trois fois plus importante dans le métro qu'à l'air libre.

L'Agence nationale de sécurité sanitaire tire le signal d'alarme sur tout le réseau souterrain français.

Selon elle, on respire beaucoup de fer, et de carbone, sur les quais et dans les couloirs. Le taux de particules dans l'air y est trois fois plus élevé qu'en plein air.

Un risque cardio-respiratoire?

Et c'est le métro lui-même qui génère cette pollution, par le freinage de ces rames, qui use les rails, et remet constamment de la poussière en suspension. Tout ça n'est pas sans risque dans son rapport, publié ce mercredi matin, l'ANSES suggère la possibilité d'effets cardio-respiratoires.

Alors, l'Agence demande le remplacement des matériels roulants et une meilleure ventilation des stations. Elle suggère aussi et surtout, de renforcer les mesures de la qualité de l'air, dans le métro, en multipliant les capteurs.

Et il y a du boulot. D'après l'ANSES rien qu'à Paris, sur les 306 stations du réseau, seules trois sont équipées convenablement.

Alfred Aurenche avec Guillaume Descours