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"La vie est belle!": contaminé par le coronavirus, Georges, 86 ans, est guéri

TÉMOIGNAGE RMC - Il est l'un des premiers Français contaminés au coronavirus. Ce retraité de l'Oise livre un appel à l'espoir.

"Je n'ai pas de raison de faire peur aux gens: soyez serein!". Alors que la France est soumise à un confinement historique pour faire la "guerre" au coronavirus et que le bilan des victimes du coronavirus ne cesse de s'alourdir, Georges, 86 ans, apporte une touche d'espoir. 

Selon un dernier bilan, mercredi, les hôpitaux français accueillent désormais 3.626 patients dont 931 sont en réanimation. Parmi ces cas les plus graves, la moitié sont âgés de "moins de 60 ans", a insisté le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon en annonçant un total de 264 décès, dont 89 supplémentaires en 24h.

"Soyons sereins!"

RMC a recueilli le témoignage rare de Georges. A 86 ans, ce retraité est l’un des premiers Français testés positifs au COVID-19. Il habite le département de l’Oise, l’un des premiers foyers de l’épidémie où au moins 34 personnes sont décédées.

Georges est désormais sorti de l’hôpital de Compiègne, guéri. Il revit depuis plusieurs jours chez lui, avec sa femme. Le chant des oiseaux, l’air pur: dès sa sortie de l’hôpital, l'octogénaire s’est précipité dans son jardin pour s’occuper de ses arbres: "Mais tout doucement parce que j’ai plus du tout de force".

"Je suis content d’en être sorti, la vie et belle. Je pense que l'immense majorité d’entre nous va s’en sortir. Je n'ai aucune raison de faire peur aux gens. Soyons sereins. L’important, quand on est sorti de ça, c’est de se dire 'il faut revivre'". 

"Il est temps que l'on fasse front ensemble"

Hospitalisé pendant 15 jours sous assistance respiratoire, dont une semaine totalement confiné, il en sourit aujourd'hui: "Ca veut dire que le nombre de personnes qui viennent vous voir est limité, les infirmières ont un équipement spécial... Et quand il faut déjeuner, on vous dit que le plateau-repas est derrière la porte".

Sa chance, dit-il, avoir été entouré face à la solitude: "Mes enfants, mes copains qui ont téléphoné et ma femme, évidemment, au premier rang. Ca aide à vivre". 

Désormais hors de danger, Georges, le sourire serein, a un message à faire passer: "C'est un phénomène qui frappe l'ensemble de la France et de toute l'espèce humaine. Il est temps que l'on prenne conscience de cette solidarité humaine et que l'on fasse front ensemble".

Il est convaincu qu’il y aura un avant et un après cette pandémie.

Marie Monier et Benoît Ballet