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Le sport comme médicament: des bénéfices "assez incroyables" selon la Haute autorité de Santé

Des prescriptions médicales pour faire du sport (illustration)

Des prescriptions médicales pour faire du sport (illustration) - AFP

Dominique Le Guludec, présidente de la Haute Autorité de Santé, a appellé les médecins à prescrire une activité sportive à leurs patients. Invitée de "Charles Magnien" ce mercredi sur RMC, elle a dit vouloir "accompagner les médecins pour qu'ils le prescrivent le plus largement possible".

L'activité physique est "vraiment aussi efficace qu’un traitement médicamenteux", a affirmé, ce mardi, Dominique Le Guludec, présidente de la Haute Autorité de Santé (HAS).

Aujourd'hui, le dispositif "sport sur ordonnance" existe, mais elle voudrait aller plus loin. Cette loi permet aux patients atteints d’affections de longue durée, de se faire prescrire du sport adapté.

L'objectif désormais, c'est "d'accompagner les médecins pour qu'ils prescrivent le plus largement et le plus facilement possible l’activité physique à leurs patients et qu’ils l’intègrent dans l’arsenal thérapeutique qu'ils ont à leur disposition, comme les autres traitements", a-t-elle expliqué dans "Charles Matin" ce mercredi sur RMC.

Une activité physique adaptée à chacun

D'après la présidente de la HAS, des craintes subsisteraient, "vis à vis de risques d’événements cardiovasculaires graves qui seraient liés à la pratique d’une activité physique", notamment. Dominique Le Guludec rappelle qu'il "ne s’agit pas de sport de compétition, mais d’activité physique adaptée à la personne".

Les médecins vont donc "prescrire des activités très douces, puis croissantes, accompagnées par un professionnel au début qui connaît, qui sait et qui va s’adapter à la pathologie du patient. L'objectif est que le patient intègre ceci dans son mode de vie en permanence".

Les bénéfices de la pratique d'activité physique "sont assez incroyables", d'après Dominique Le Guludec. Maintenant, "maintenant ils sont publiés, ils sont scientifiquement établis pour de nombreuses pathologies".

500 maisons sport-santé prévues

Qu'en est-il du gouvernement? La présidente de la HAS estime que " le gouvernement a pris conscience de la prévention incroyable que représentait l’activité physique". Elle ajoute que "des maisons sport-santé sont en train d’être créées sur tout le territoire, 500 sont prévues".

Un rapport du gouvernement devrait également être rendu au Parlement "pour justement envisager quelle pourrait être la prise en charge chez les personnes ayant des pathologies chroniques, en particulier au début de la remise en activité".

"Tout ce qu’ils vont faire en bougeant est bon pour leur santé, dès le début. Marcher un peu, aller à une station de métro plus loin, monter les escaliers au lieu de prendre l’ascenseur, tout est bon. La rentrée est le bon moment pour changer nos habitudes", conclut Dominique Le Guludec.
A.B