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"Le voyage d'une vie" en Polynésie frôle le cauchemar à cause du Covid-19: le témoignage de Mélanie, jeune mariée sur RMC

RMC S'ENGAGE POUR VOUS - Mélanie doit se rendre en Polynésie Française pour son voyage de noces. Mais la situation sanitaire l'inquiète et elle demande au voyagiste de pouvoir changer de destination.

Le lagon, les eaux turquoises, la plongée sous-marine, c'est le voyage de noces qu'a réservé Mélanie en Polynésie française auprès d'une agence Leclerc Voyage. C'est le voyage de sa vie. Elle doit s'y rendre dans quelques jours. Mais le problème, c'est que la situation sanitaire là-bas est catastrophique. Tout est confiné. L'état d'urgence est prolongé. Et les touristes cantonnés dans leur hôtel. Pas le droit d'en sortir. Du coup Mélanie a demandé à son agence de voyage si elle pouvait juste changer de destination:

"Je ne veux même pas être remboursée, je veux juste changer de destination pour me rendre dans un endroit où je suis libre de me déplacer. Nous on voulait la cabane sur pilotis, avec la mer turquoise, le voyage d'une vie. On devait faire douze jours sur place et trois îles", raconte-t-elle à RMC.
"Payer un voyage pour rester dans un hôtel, ça ne me botte pas trop. Là-bas, rien ne me dit que je vais pas attraper le Covid-19 alors que les hôpitaux sont saturés. Je ne fais pas mon voyage de noces pour rester enfermée dans un hôtel".

Ça c'était mercredi matin, mais tout s'est réglé hier soir après notre intervention auprès de Leclerc Voyages. Ils ont finalement accepté de changer la destination et Mélanie va partir aux Seychelles donc elle aura le voyage de noces de ses rêves.

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Mélanie n'est pas un cas isolé

Il y a actuellement 9000 touristes qui sont en vacances en Polynésie, beaucoup qui doivent partir dans les jours qui viennent. Ça pose évidemment plein de questions : est-ce qu'on doit continuer à laisser partir des touristes dans des zones confinées ? Est-ce que les tours opérateurs ne devraient pas systématiquement proposer des solutions alternatives ? Et puis est-ce que le gouvernement ne devrait pas fermer les hôtels par exemple comme c'est le cas en Martinique...

Contacté, le ministère des Outre-mer nous a confirmé qu'effectivement c'était un petit peu compliqué: en Polynésie, les compétences du gouvernement local sont partagées avec la métropole. Et les autorités locales n'ont pas du tout envie de fermer les hôtels puisque le tourisme reste la principale ressource des archipels. C'est pour cela qu'on laisse les hôtels ouverts, quitte à avoir des touristes enfermés à l'intérieur avec le risque de créer de nouveaux clusters dans un territoire, où les hôpitaux sont déjà débordés.

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Marie Dupin et Benoît Ballet