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Les guides touristiques se sentent abandonnés: "Certains sont obligés de revenir vivre chez leurs parents"

Les guides-conférenciers de France souffrent terriblement en raison de la crise liée au coronavirus et du manque de touristes étrangers.

Une année très compliquée pour les professionnels du tourisme et en particulier pour les guides- conférenciers. Ces derniers dénoncent un manque de soutien du gouvernement et réclament le statut d’intermittent au même titre que les artistes.

Une grande partie des 10.000 guides-conférenciers sont indépendants ou détenteurs de contrats courts, ce qui les rend vulnérables alors que les touristes, notamment étrangers, se font rares en ce moment dans le pays.

Les guides ont manifesté à plusieurs reprises ces dernières semaines pour dénoncer la précarité de leur situation, notamment devant le Louvre le 6 juillet dernier.

"On n'a que des charges et au bout d'un certain temps la trésorerie va faire"

Le sud de la France est l'une des régions les plus touristiques de l'hexagone, beaucoup de guides n’y ont pas repris leur activité.

Aucune réservation pour cette saison estivale, habituellement les plannings de Fatou Froissart-Diallo sont pleins mais cette année elle s’inquiète pour son entreprise de guides-conférenciers.

"A cette période de l'année il y a environ 10 ou 15 guides qui tournent régulièrement entre Monaco et la Provence, et la il n'y a personne. On n'a que des charges et au bout d'un certain temps la trésorerie va faire"

"Nous avons des collègues qui sont retournés vivent chez leurs parents"

Car cette société travaille à 95% avec la clientèle étrangère. Absente. Pas de croisiéristes non plus et donc pas de travail pour Jean-François Hutin. Il est au chômage partiel jusqu’à fin août et envisage une reconversion.

"J'ai travaillé dans le transport donc je vais peut-être me ré-orienter là-dessus. Mais il faut aussi comprendre que toute la branche tourisme est touchée"

Cecyl Tarlier, président de l’association des guides-conférenciers sud Provence demande au gouvernement un soutien financier au moins jusqu’au 1er avril 2021.

"Pour avoir droit au chômage en période de basse-saison il faut faire 610 heures, or ces heures ne peuvent pas être faites en raison du contexte. Nous avons des collègues qui sont retournés vivent chez leurs parents et ne peuvent compter que sur l'aide familiale en ces temps de crise"

L’association a lancé une plateforme de réservations pour attirer la clientèle française et tenter de relancer leur activité.

Kelly Vargin (avec J.A)