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Les stations de ski redoutent une saison blanche

Les stations de ski sont fermées depuis le mois de mars dernier. Elles espéraient reprendre le 7. Mais il va encore falloir attendre. Les professionnels du secteur redoutent une saison blanche.

Elles devaient initialement rouvrir jeudi. Les stations de ski attendent toujours un signe du gouvernement. La date du 7 janvier avait été avancée au moment de la décision de fermer les remontées mécaniques en décembre. Depuis, aucune nouvelle. 

Les domaines skiables de France, les opérateurs de remontées mécaniques, ont dénoncé mardi un mutisme du gouvernement et l’appellent à prendre une décision. 

En bas de la station de la Bresse, la plus grande station de ski des Vosges, ils sont quelques dizaines d’amateurs de luge, à profiter d’un bout de piste ouverte. 

“Une activité qui est très importante pour nos clients, mais qui est économiquement insignifiante", explique Nicolas Claudel, responsable du domaine. 

Il a fait une croix sur une réouverture le 7 janvier. Mais il espère des annonces rapides.

“Tout est encore possible, dans quelles conditions je n’en sais rien, mais il faut vite que ça arrive. Un domaine skiable ça ne se démarre pas comme une voiture, il va falloir qu’on aille entretenir nos pistes”, assure-t-il. 

Toute une économie paralysée

Car tout le monde n’attend que ça. “Les pistes bleues, rouges, noires, ça nous manque”, indique une vacancière. 

Mais aussi plus bas, dans le village. Par exemple dans l’hôtel géré par Hervé Pierrel.

“C’était compliqué du 26 au samedi 2 et depuis de nouveau, c’est vide. C’est dramatique parce qu’on a des conditions idéales d'enseignement, mais on a aucun espoir, on ne sait plus. Et c’est ça qui est le plus dur, de ne pas savoir”, confie-t-il. 

Son activité, comme celle des autres commerçants, dépend de l’ouverture des pistes. Jérôme Matthieu, premier adjoint au maire. “C’est vraiment un écosystème entier et s’il manque une brique à celui, c’est tout ce qui se casse la figure. Donc il nous faut des mesures claires pour là, le 15-20 janvier”, appuie-t-il.

Des mesures afin que tout soit prêt avant les vacances scolaires vitales pour l'économie de la commune.

Martin Bourdin et Azaïs Perronin avec Guillaume Descours