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Rouvrir les petites stations de ski plutôt que les grandes: la proposition d'un maire sur RMC

Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais-les-Bains, estime que si les grandes stations de Savoie ne doivent pas rouvrir au public, la situation n'est pas du tout la même dans d'autres stations, plus petites.

En décembre, le gouvernement avait évoqué la date du 7 janvier pour une possible réouverture des stations de ski. Mais à la veille de cette date, et dans un situation sanitaire qui n’évolue pas dans le bon sens, les acteurs de la montagne sont sans nouvelles et commencent à perdre espoir. 

Pour certains, il faudrait étudier les stations en fonction de leur taille, car si les grandes stations attirent beaucoup de monde ce qui peut entraîner un brassage de population, d’autres stations plus petite ont un public beaucoup plus local. 

“Si on classe toutes les stations comme les grandes stations de ski de Savoie, c’est-à-dire les stations gérées par la Compagnie des Alpes, effectivement nous n’allons pas rouvrir parce que ce sont des 'usines à ski' avec des gens qui viennent de partout et avec un fort taux de concentration. 
Mais la Haute-Savoie, n’est pas la Savoie, comme les Vosges ne le sont pas, les Pyrénées ne le sont pas, les Hautes-Alpes non plus. Notre problème aujourd’hui, c’est qu’on est défendu et traité par rapport uniquement à un type de station. Un type de station où on concentre la population et où on a vraiment des risques”, regrette le maire de Saint-Gervais-les-Bains, Jean-Marc Peillex. 

"Les grandes stations ont fait un Noël catastrophique"

Lui demande que le gouvernement organise une réouverture étape par étape comme il avait classé lors du premier déconfinement les départements en rouge ou en vert. 

“D’accord, ce n’est pas juste, mais on ne va pas tuer l’économie des petites stations parce que les grandes ont aujourd’hui des problèmes. Les grandes stations sont indemnisées à 70% de leur perte de chiffre d'affaires. Elles sont aux mains de sociétés qui sont cotées en bourse et qui servent des dividendes. 
Nous, nous avons des villages et des gens qui vivent donc ce n’est pas pareil. Nous sommes dans des stations où nous avons un outil économique qui dépend du ski, mais pas que. Nous, nous avons fait un bon Noël, même s’il a été moins bon que les autres années, parce que les gens sont venus dans les stations et ont redécouvert la montagne. Dans les grandes stations, comme il n’y a que du ski, ils ont fait un Noël catastrophique”, affirme-t-il.

Il y a quelques jours, l'Association nationale des maires de stations de montagne et France Montagnes avait affirmé que le taux d’occupation des stations pour Noël a été catastrophique. "Avec un taux moyen d'occupation de 25%, soit -70% par rapport à 2019-2020, et une baisse de plus de 80% de l'activité économique, les stations de montagne paient un très lourd tribut à la crise sanitaire", ont-ils écrit dans un communiqué commun.

Guillaume Descours