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Les ventes de voitures neuves s'effondrent: quelles sont les marques en panne sèche?

DUPIN QUOTIDIEN - Depuis le début de la crise il y a un secteur qui souffre particulièrement. C’est le secteur automobile. En février, les ventes de voitures neuves se sont encore effondrées.

Rien à faire. Les ventes ne repartent pas. Les immatriculations ont encore chuté de plus de 20% le mois dernier. Et ça fait 7 mois que ça dure. Les ménages d'abord ont plutôt tendance à reporter leurs achats importants, ils jouent la prudence et préfèrent épargner, et puis il y a aussi les loueurs de voitures dont les commandes ont fortement chuté ce qui fait aussi baisser les immatriculations.

Et ce qui est nouveau c’est que le marché de l’occasion qui jusqu’à présent résistait plutôt bien est lui aussi orienté à la baisse désormais de près de 8,5%.

Les marques françaises ne s’en tirent pas mieux que les autres

C’est même le contraire. Les groupes français font moins bien que les autres. Citroën par exemple recule de plus de 25%. les marques DS et Opel chutent carrément de plus de 50%.

Chez Renault, les ventes sont aussi en très fort recul à part pour UNE marque : la Low Cost Dacia qui a vu ses immatriculations exploser depuis un an. La nouvelle Sandero arrive même à la 2e place des modèles les plus vendus en France depuis le début de l’année.

Quant à Peugeot, on va dire que la marque limite la casse avec des immatriculations en baisse de « seulement » 17%.

Il y a quand même une bonne nouvelle dans tout ça, c’est que les voitures qui se vendent encore sont des voitures plus propres

Les ventes de Diesel s’effondrent littéralement. Si on prend toutes les voitures neuves vendues depuis le début de l’année, il n’y en a qu’un quart qui roulent au diesel. Ce qui n’est rien par rapport à ce que c’était avant: en 2012 les 3 quarts des voitures vendues roulaient au diesel et en 2017 c’était encore quasiment la moitié.

Parallèlement les ventes de voitures électriques et hybrides explosent. Et pour cause puisque les acheteurs non seulement bénéficient d’un bonus à l’achat pour ces véhicules mais en plus ils n’ont pas à payer le malus qu’ils devraient payer pour un modèle diesel ou essence.

Pour les très grosses voitures ça peut représenter plusieurs milliers d’euros. Et puis d'ailleurs la voiture qui a été élue voiture de l'année cette semaine par un jury de journalistes européen c'est la Toyota Yaris, une hybride japonaise mais fabriquée en France à Onnaing près de Valenciennes.

Marie Dupin (avec J.A.)