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"Nous ne nous attendons pas à une affluence massive": la réaction des commerçants au plan de déconfinement

Edouard Philippe a expliqué mardi comment le gouvernement allait tenter de relancer l'activité économique du pays.

Plusieurs annonces du Premier ministre concernent directement la vie économique du pays. Les commerces et les marchés alimentaires pourront rouvrir, mais ils devront respecter la règle d'un mètre de distance entre les personnes. Le port du masque grand public est aussi recommandé et les commerçants pourront refuser l'accès à leur magasin pour les personnes sans masque.

Comme annoncé précédemment, les bars et les restaurants devront rester fermer. Une décision sera prise fin mai. Quant aux grands centres commerciaux de plus de 40.000 m2, leur réouverture sera décidée au cas par cas, en fonction de l’épidémie, par les maires et les préfets.

S'adapter aux circonstances

L’économie française va entrer dans une période de reprise progressive pendant au moins 3 semaines. Durant ces 3 semaines, le télétravail sera toujours fortement recommandé partout où ce sera possible. Et dans le cas contraire, le Premier ministre encourage les employeurs à mettre en place des horaires décalés.

L’objectif est d'éviter l’affluence dans les transports en commun aux heures de pointe. Les employeurs devront aussi prévoir des masques pour protéger leurs salariés si la distanciation physique n’est pas possible. Ils pourront s’appuyer sur les fiches de conseils que le ministère du travail a commencé à publier.

Chômage partiel prolongé

Le recours massif au chômage partiel sera prolongé jusqu’à début juin a minima. C’est-à-dire que tous les salariés à risque, ou ceux qui ne peuvent pas faire garder leur enfant ou ceux dont l’entreprise subit une baisse d’activité auront toujours leur salaire garanti par l’Etat et l’Unedic à hauteur de 84% environ.

Si cette reprise relative de l'activité est une bonne nouvelle, la réouverture de la plupart des commerces le 11 mai ne signifie pas pour autant qu’ils sont tirés d’affaires estime en revanche, Francis Palombi, Président de la confédération des commerçants de France, qui représente 350.000 commerces alimentaires et non alimentaires, principalement des TPE.

"Nous avons tous intérêt à rouvrir, à revoir nos consommateurs, mais nous ne nous attendons pas à une affluence massive. Ca se fera petit à petit. Un commerçant par rapport à 2019, à la reprise, on ne sait pas mais je suis convaincu que du -30 -50% ce sera courant."
Martin Juret (avec J.A.)