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"Obliger tout le monde, tout le temps, partout, ce n'est pas légal": suspension du masque obligatoire en extérieur à Paris

Le tribunal administratif de Paris a suspendu ce jeudi l'arrêté préfectoral qui rend obligatoire le port du masque en extérieur à Paris depuis le 31 décembre.

Terminus pour le masque obligatoire dans les rues de Paris. Le tribunal administratif de Paris a suspendu jeudi l'arrêté préfectoral qui rend obligatoire le port du masque en extérieur dans la capitale depuis le 31 décembre dernier. 

Cette décision emboite le pas à celle du tribunal administratif de Versailles, qui avait suspendu un arrêté similaire pour les Yvelines. La mesure portait "une atteinte excessive, disproportionnée (..) à la liberté individuelle".

"A la rigueur, à l'intérieur, je comprends. Mais dehors, je ne vois pas du tout la logique"

Une annonce qui ne fait pas l'unanimité chez les Parisiens. Pour cette jeune Parisienne, la fin du masque dans la rue, c'est plutôt une mauvaise nouvelle. Elle continuera personnellement à le porter dans la rue.

"Je pense que c'est pour la sécurité de tous, moi ça ne me dérange absolument pas de le porter même si ça nous embête tous. Il faut protéger tout le monde qu'on soit vacciné ou pas vacciné, on ne sait pas qui on va rencontrer dans la rue."

Pour beaucoup d'autres citadins, la fin de cette obligation est un soulagement.

"A la rigueur, à l'intérieur, je comprends. Mais dehors, je ne vois pas du tout la logique". "C'est très embarrassant en extérieur, pas sûr que ce soit très utile", pouvait-on entendre.

"Le fait que le tribunal administratif rappelle l'Etat de droit à la préfecture et au gouvernement, c'est une bonne chose"

Plusieurs avocats demandaient la suspension de cet arrêté préfectoral depuis plusieurs jours, alertant sur une atteinte aux droits fondamentaux.

"Dans Paris, il y a quand même des rues qui sont vides, des horaires où il n'y a personne. Obliger tout le monde, tout le temps, partout, non, ça n'est pas légal. Le fait que le tribunal administratif rappelle l'Etat de droit à la préfecture et au gouvernement, c'est une bonne chose. On aimerait que ça arrive plus souvent." 

Le masque reste obligatoire dans les transports, les magasins ou encore les enceintes sportives par exemple.

Mahauld Becker-Granier (avec J.A.)