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"On a vu le nombre d'entrées s'effondrer du jour au lendemain": les cinémas dans le dur après l'instauration du pass sanitaire

Depuis qu'il faut présenter un pass sanitaire pour pénétrer dans les salles obscures, les cinémas sont vides. Une catastrophe pour les exploitants qui espèrent voire les aides pérenniser.

C’est peut-être la première conséquence de l’instauration du pass sanitaire. Les lieux culturels ont vu leur taux de fréquentation chuter très fortement et notamment dans les cinémas.

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Selon le directeur général des cinémas CGR, on parle d'une baisse de 60 à 70% de la fréquentation, et ce dans les 73 cinémas du groupe.

Un constat que fait aussi Louis Merle, exploitant de cinémas parisiens. 

“On a vu nos entrées et notre chiffre d'affaires s’effondrer du jour au lendemain entre le 20 et le 21. C’est dramatique. On a entre 60 et 70% de baisse de fréquentation”, explique-t-il.

Pour éviter les contrôles systématiques des pass sanitaires, il a fait le choix d’abaisser le niveau des jauges dans certaines salles. Mais cette mesure n’a pas permis d’attirer plus de monde dans les salles sombres. “Il y a une grande confusion, car ça a été fait avec tellement d’informations contradictoires”, juge-t-il.

Une prolongation des aides ?

Il estime que le préjudice pour ses salles va être extrêmement important. 

“En plus, on a dû investir dans des smartphones pour flasher les pass sanitaires. Il faut embaucher du monde pour éviter que les files d’attente s’allongent et que les clients soient mécontents. La fédération est en train de travailler auprès du ministère pour que l’on ait des aides compensatrices parce que c’est quelque chose que l’on subit. Ce qu’il faut à minima, c’est que le fond de solidarité et que l’activité partielle soient prolongés sinon les cinémas ne s'en sortiront pas”, indique-t-il jugeant que “l'été va être catastrophique”.

Louis Merle lance un appel pour la rentrée, “il faut que les gens se fassent vacciner ou tester massivement pour la rentrée". La seule solution pour relancer vraiment son économie. 

Guillaume Descours