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"On parlait de politique, de milieux religieux...": le neveu de Vincent Lambert "s'interroge" sur la "neutralité" de la cour d'appel

François Lambert, neveu de Vincent Lambert, a réagi ce mardi matin sur RMC à la décision de la cour d'appel de Paris de reprendre les traitements permettant de maintenir son oncle artificiellement en vie.

Contre toute attente, les soins permettant de maintenir en vie Vincent Lambert vont reprendre. Son neveu François Lambert était l'invité de RMC ce mardi matin et, après avoir rappelé que son oncle ne peut pas s’alimenter et est “totalement dépendant de la technique médicale”, il raconte sa stupéfaction à l’annonce de cette décision de la cour d’Appel.

"J’ai été stupéfait par cette décision, la décision n’est pas tellement neutre (politiquement). Cette décision dit au Quai d’Orsay comment il doit correspondre avec l’ONU alors que la France n’a jamais signé pour le fait que l’ONU lui impose des choses (dans ce domaine). La France a signé pour une convention qui s'applique que si la Cour Européenne des Droits de l’Homme ne s’était pas prononcée, ce qui n’est pas le cas. Ca fait trois fois que la CEDH se prononce sur le cas."

"On parlait de politique, de milieux religieux..."

François Lambert regrette que l’affaire ait pris un tournant politique et sous-entend que la cour d’Appel n’a pas été neutre dans sa décision.

"Je m’interroge sur le fait qu’avant de passer à la cour d’Appel ils sont passés au tribunal de Grande instance, ils n’ont pas médiatisé ça. Ils ont été rejetés très rapidement. Ils sont arrivés devant la cour d’Appel, ont annoncé qu’ils allaient avoir une audience, et cinq heures après ils ont une décision qui va en leur faveur. Voilà. On parlait de politique, de milieux religieux qui se sont beaucoup mobilisés ces derniers temps, beaucoup de politiques qui se sont exprimés. Je pense qu’ils se sont aussi exprimés à travers cette décision. En tout cas c’est mon point de vue."

"C'est complètement ridicule"

Il est d’autant plus choqué par cette décision que le comité de l’ONU va rendre un avis qui n’est pas contraignant juridiquement.

"Ce n’est pas une juridiction (...) La lecture de la cour d’Appel c’est qu’en attendant cet avis non-contraignant, car quoi qu’elle dise la France peut faire ce qu’elle veut derrière, en attendant ça on est obligé de s’acharner sur Vincent pendant six mois, un an. C’est complètement ridicule."
James Abbott