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Plus de 75 ans, pathologies, professionnels de santé... Qui peut se faire vacciner contre le Covid-19 à partir de ce lundi?

Réservée jusque-là à certains publics prioritaires dont les résidents d'Ehpad ou les soignants, la vaccination est désormais accessible aux plus de 75 ans ne vivant pas en maison de retraite

Place aux seniors. La France élargit dès ce lundi la vaccination contre le Covid-19, alors que le virus a déjà provoqué la mort de plus de 70.000 personnes.

Réservée jusque-là à certains publics prioritaires dont les résidents d'Ehpad ou les soignants, la vaccination est désormais accessible aux plus de 75 ans ne vivant pas en maison de retraite (5 millions de personnes). S'y ajoutent près de 800.000 personnes présentant des pathologies à "haut risque" (insuffisances rénales chroniques, cancer sous traitement...).

Au total, 6,4 millions de personnes sont ainsi appelées à se faire vacciner. Mais le ministre de la Santé Olivier Véran a invité à la "patience", alors que les doses du précieux sérum n'arrivent que progressivement. Il a affirmé que "plus d'un million de vaccinations seront réalisées" d'ici fin janvier, entre 2,4 et 4 millions d'ici fin février.

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Alors qui peut se faire vacciner?

Selon le site de l'Assurance maladie, le déploiement de la vaccination se fait progressivement avec une priorité donnée aux publics les plus vulnérables au virus et les plus susceptibles de développer des formes graves de la maladie.

  • Des personnes âgées en établissements: établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), unités de soins de longue durée (USLD), résidences autonomie, résidences services seniors ;
  • des personnels qui travaillent dans ces établissements lorsqu'ils sont à risque de développer une forme grave de la Covid-19 ;
  • des professionnels des secteurs de la santé et du médico-social, des pompiers et des aides à domicile âgés de 50 ans et plus et/ou présentant des comorbidités ;
  • des personnes handicapées hébergées dans des établissements spécialisés et leurs personnels âgés de 50 ans et plus et/ou présentant des comorbidités 
  • des personnes âgées de 75 ans et plus vivant à domicile ;

les personnes atteintes de cancer et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie ;

  • Les personnes atteintes de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés ;
  • qui ont été transplantées d’organes solides ;
  • les transplantés par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ;
  • les personnes atteintes de poly-pathologies chroniques, avec au moins deux insuffisances d’organes ;
  • celles atteintes de certaines maladies rares (dont voici la liste complète ici)
  • et enfin celles atteintes de trisomie 21.

Nouveautés en mars 

Après un démarrage critiqué pour sa lenteur, la campagne doit continuer à monter en régime: quelque cinq millions de personnes de plus de 75 ans peuvent s'inscrire sur Internet ou par téléphone au 0800 009 110, pour se faire vacciner, via le site sante.fr du gouvernement ou l'une des trois plateformes en ligne privées Doctolib, Keldoc ou Maiia. L'objectif est de vacciner 1 million de personnes d'ici fin janvier.

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Dans un second temps, la vaccination sera élargie à partir de fin février, début mars 2021 aux personnes âgées de 65 à 74 ans. Dans un troisième temps, la vaccination sera ouverte à tous à partir du printemps 2021. Elle se poursuivra tout au long de l'année, en commençant par :

  • les personnes âgées de 50 à 64 ans ;
  • les professionnels des secteurs essentiels au fonctionnement du pays en période épidémique (sécurité, éducation, alimentaire) ;
  • les personnes vulnérables et précaires et les professionnels qui les prennent en charge ;
  • les personnes vivant dans des hébergements confinés ou des lieux clos ;
  • le reste de la population majeure.

Dans une France sous couvre-feu avancé à 18h depuis samedi et pour "au moins 15 jours" afin de limiter les contacts sociaux, le gouvernement table sur ces injections pour enrayer l'épidémie. Celle-ci ne montre pas de signes de faiblesse, avec 2.766 malades en réanimation dimanche et 136 nouvelles admissions en 24 heures. Avec 141 morts comptabilisés dimanche, le bilan total des décès a atteint 70.283, selon Santé publique France. 

La rédaction de RMC (avec AFP)