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Pour la première fois depuis près de 20 ans, il n'y a plus de surpopulation carcérale

Pour Maître Henri Leclerc, président d’honneur de la Ligue des droits de l'Homme, il faut que le nombre de détenu ne remonte pas malgré l'apaisement de la crise sanitaire en France.

Peut-on encore parler de surpopulation carcérale ? La crise du coronavirus a permis de faire fortement baisser le nombre de prisonniers dans les établissements français. En effet, depuis le début de la crise sanitaire, quelque 13.500 détenus ont été libérés. 

Maître Henri Leclerc, président d’honneur de la Ligue des droits de l'Homme, explique que ce sont des personnes à qui il restait un ou deux mois de prison ou des personnes condamnés pour de la petite délinquance qui sont sortis de prison. 

Des alternatives à la prison à renforcer

Il espère désormais que la courbe de la population carcérale ne reparte pas en flèche dans les prochains mois. 

“Je demande à madame Belloubet de veiller à ce que le nombre de détenus n’augmente pas. Ce n’est pas compliqué, on a réussi à les mettre dehors, on peut réussir à ne pas les y remettre. Deuxièmement, je demande de renforcer les règles concernant la détention provisoire. Quelle est la raison pour laquelle en cinq ans, on est passé de 16.000 détentions provisoires à 21.000 ? Qu’est-ce qui a amené ça sinon des problèmes de politique pénale”, indique-t-il. 

Selon lui, il faut considérablement réduire le nombre de détentions provisoires et il veut également réduire la prison avec des mesures alternatives comme le travail d’intérêt général, l’assignation à résidence ou le bracelet électronique.

Guillaume Descours