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"Pour mise en application dans les prochains jours": l'allègement du pass sanitaire au cœur du conseil de défense ce mercredi

La semaine dernière déjà, le chef de l'Etat avait laissé entendre qu'il envisagerait de lever le pass sanitaire dans certains endroits.

Un nouveau conseil de défense sanitaire est prévu ce matin, juste avant le Conseil des ministres. Dans le contexte d'accalmie sur le front de l'épidémie du Covid, il pourrait être question d'adapter les règles du pass sanitaire. 

"Si on peut faire de la dentelle, on fera de la dentelle", confie à RMC un cadre de la majorité.

L'Exécutif s'appuie notamment sur les bons chiffres du moment: près d'un département sur deux est désormais sous le seuil d'alerte des 50 cas positifs pour 100.000 habitants, sans oublier les plus de 50 millions de primo-vaccinés. La situation reste plus délicate dans un grand quart Sud-Est du pays, notamment dans les Bouches-du-Rhône. 

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Le gouvernement réfléchit bien à lever le pass sanitaire dans les départements les moins touchés par l'épidémie et là où le taux de vaccination est le plus élevé. 

Et le gouvernement pourrait vouloir aller vite. “Si l'allègement est décidé, ce sera pour mise en application dans les prochains jours, au plus tard lundi”, confie ce cadre.

Le gouvernement pourrait aussi être tenté d'alléger, au cas par cas, le port du masque. Les dernières jauges qui s'appliquent encore dans quelques établissements, comme les discothèques, pourraient aussi disparaître. 

Un risque de reprise épidémique?

L'objectif pour le chef de l'Etat est simple: que le pays retrouve, au plus vite, un fonctionnement normal. L'idée n'est pas de couper la France en deux, entre des départements où le pass sanitaire serait encore obligatoire et d'autres où il ne le serait plus.

Mais déjà, certains épidémiologistes appellent à la prudence. Dans les colonnes du Parisien, le professeur Arnaud Fontanet alerte, “nous ne sommes pas tirés d'affaire. À la moindre alerte, il faudra serrer la vis et le plus tôt possible”, prévient ce membre du conseil scientifique.

Il concède, les indicateurs s'améliorent, mais l'automne et le froid arrivent. 

"On s'attend donc à un redémarrage de l'épidémie à l'automne et le réservoir de non vaccinés peut favoriser une poussée épidémique" précise-t-il. 

Sans oublier l'émergence, toujours possible, d'un nouveau variant. Difficile de dire que l'épidémie est derrière nous, il y a toujours le risque d'un variant plus virulent qui peut jouer les trouble-fêtes. 

Hélène Terzian avec Guillaume Descours