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Pour sauver hôteliers et restaurateurs, des députés proposent de décaler les vacances d'été à septembre

our le moment personne ne sait encore "si les plages, campings, parcs naturels seront rouverts au public d'ici à début juillet" selon les députés.

Décaler les vacances d’été pour soutenir le secteur de la restauration et de l’hôtellerie. C’est l’idée avancée par plusieurs députés des Républicains. Selon la proposition, il s’agirait de décaler la première quinzaine de juillet sur la première quinzaine de septembre. 

“Les calendriers, aujourd’hui, sont totalement explosés aujourd’hui, plus rien ne tient pas plus dans les entreprises que dans les administrations, ou encore dans les écoles. Peut-être que ça peut aider si on a une saison qui démarre plus tardivement et qu’on la prolonge un petit peu sans aller trop loin et apporter un peu d’oxygène. Parce qu’on va en avoir besoin. Je rappelle qu’on n'aura pas de touristes étrangers. On va redécouvrir la France, mais il faut qu’on ait la possibilité de le faire et si on rentre trop tôt ça sera peut-être un peu compliqué”, explique Philippe Gosselin, député de la Manche. 

Julien Aubert, député Les Républicains du Vaucluse, lui aussi, interpelle le gouvernement. “Faisons la rentrée scolaire un peu plus tard, faisons démarrer les congés payés vers le 15 juillet, ce qui permettrait d’assurer deux mois de pause estivale pour cette industrie touristique très saisonnière qui sinon risque d’être très fortement impacté”, appuie-t-il.

Pas suffisant selon l'Umih

Une proposition que Jean-Pierre Ghiribelli président du syndicat d’hôteliers-restaurateurs Umih en région PACA salue même s’il sait qu’elle ne suffira pas.

“Notre survie, c'est l’ouverture le plus rapidement possible de nos établissements. Habituellement, nous faisons un taux d’occupation de 65 à 70% au mois de juin et le mois d’août 90% et plus. Là, on s’attend à 30% maximum. C’était de l’angoisse, ça devient de la peur”, confie-t-il.

Selon l’Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie plus de 40% des hôtels, cafés et restaurants pourraient ne pas rouvrir après la crise sanitaire.

Margaux Bédé avec Guillaume Descours