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Prime "Macron": Philippe Martinez réclame plutôt une augmentation des bas-salaires

Le secrétaire général de la CGT était l'invité de RMC ce lundi matin à l'aube de l'ouverture d'une conférence sociale entre partenaires sociaux et gouvernement.

Après un an de crise, la casse sociale menace comme une épée de Damoclès au-dessus de la France. De nombreux mécanismes d'aides sociales sont maintenus pour permettre au pays de survivre, mais combien de temps cela va-t-il durer ?

Une conférence sociale est organisée entre partenaires sociaux et gouvernement à partir de ce lundi. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, était l'invité de RMC à cette occasion ne "pas attendre grand chose" de ce rendez-vous estimant que c'est un peu de la "communication".

"Des tas d'exemples d'entreprises qui touchent des aides et qui annoncent des suppressions d'emploi"

Pour sortir de la crise il estime qu'une dizaine de milliers de personnes vont tomber dans la pauvreté avec la baisse de leur indemnités avec le durcissement des conditions de l'assurance chômage. Il réclame de "cibler" et conditionner les aides destinées aux entreprises afin que l'emploi soit maintenant.

"J'ai des tas d'exemples d'entreprises qui touchent des aides, qui touchent du chômage partiel et qui annoncent des suppressions d'emploi. Il faut absolument cibler les aides. (...) Le quoiqu’il en coûte, on ne sait pas où il va et à quoi il sert"

Prime "Macron": toujours "bon à prendre" mais...

S'il concède que l'aide sociale est "importante" dans le pays et qu'un prime est "toujours bonne à prendre" il préfère une augmentation des petits salaires plutôt que des primes dont les conditions d'attributions restent floues.

"Il faut une augmentation des bas salaires (...) plutôt qu'une prime qui, quand elle est donnée, a un coût et n'est pas obligatoire. (...) On voit que l’aide sociale de l’État est importante mais il faut que ces aides soient transparentes et se prolongent"

Le financement de ces aides est également une chose à ne pas négliger selon lui. "Il faut surveiller que ces aides ne soient pas à fonds perdus (...)"

J.A.