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Quelles inconnues sont encore à l'étude pour le vaccin Pfizer/BioNTech?

Comme prévu, les plus vulnérables peuvent être vacciné en priorité indique la HAS. Les premières livraisons de doses sont attendues demain avant le début de la vaccination pour quelques dizaines de résidents d'Ehpad dimanche.

Le vaccin de Pfizer et BioNTech est définitivement autorisé en France. La dernière étape réglementaire a été franchie hier avec l'avis favorable de la Haute Autorité de Santé. L'instance confirme que le vaccin "démontre une efficacité importante" et qu'il peut être utilisé chez les plus de 16 ans. 

Une autorisation, mais il reste toutefois des inconnues qui sont encore à l'étude. Il n'y a pas assez de preuves indiquant que le vaccin empêche de transmettre le virus. La Haute Autorité de Santé manque de données. Le vaccin empêche de contracter une forme sévère voire mortelle de la maladie, mais les patients peuvent toujours être contagieux.

L'instance de santé manque également de données sur les plus de 75 ans, les publics prioritaires, car les patients de cette tranche d'âge n'étaient pas assez nombreux dans les essais cliniques.

Peu d'effets secondaires graves

Ces inconnues n'impliquent pas de danger particulier, insiste la directrice de la haute autorité de santé, il y a très peu d'effets secondaires graves, ils disparaissent souvent spontanément. La surveillance d'autres effets indésirables commencera dès le premier jour, dimanche.

En cas de complication, les personnes vaccinées ou leur médecin pourront faire un signalement en ligne ou auprès d'un centre de pharmacovigilance. Ces données seront analysées, publiées chaque semaine, et partagées avec les autres Etats européens pour détecter toute anomalie.

Nicolas Traino avec Guillaume Descours