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"Regeneron": pourquoi l'Allemagne va tester le traitement utilisé par Donald Trump

LOUIS VA PLUS LOIN - L'Allemagne va utiliser le traitement administré à Donald Trump quand il a eu le Covid-19. Il s'agit du premier essai en Europe.

L'Allemagne sera le premier pays européen à tester cette méthode, dès la semaine prochaine, dans les hôpitaux universitaires. Ce traitement appelé Régénéron, du nom du laboratoire qui l’a développé, était encore en phase expérimentale quand Donald Trump l’a reçu, et il pourrait avoir fonctionné puisque l’ancien président, pourtant sujet à risques, n’a pas développé de forme grave.

Il s’agit d’une combinaison de deux anticorps, fabriqués en laboratoire et clonés à partir d’anticorps prélevés sur des humains qui ont guéri de la maladie. L’idée, c’est donc de reproduire l’action du système immunitaire, de bloquer la pointe du virus et de l’empêcher de s’attacher aux cellules.

Depuis l’automne, ce traitement a été validé par les autorités de santé américaines, et l’Allemagne a donc passé commande, et cher : 200.000 doses contre 400 millions d’Euros.

Est-ce qu’il y a d’autres traitements prometteurs en cours d’analyse ?

Oui, il y en a un, c’est la colchicine, qui a fait l’objet d’une étude de l’institut de cardiologie de Montréal.

Près de 4.500 patients et des premiers résultats seraient probants: le risque d’hospitalisations et de décès a été réduit de 20%. La colchicine est un anti inflammatoire puissant, souvent utilisé contre les crises de goutte. Il deviendrait ainsi le premier traitement oral contre le Covid... sous réserve qu'il passe les tests officiels à travers le monde.

Et en France, on cherche des traitements ?

On cherche, on cherche, et ça avance. L’institut Pasteur de Lille a analysé des milliers de molécules, et il y en a une qui semble faire ses preuves. Longtemps tenue secrète, pour éviter tout emballement, on connaît désormais son nom, le Clofoctol.

C’est un antibiotique utilisé contre les infections respiratoires. Il permettrait de limiter les symptômes du Covid à ceux d’un gros rhume. Un vaste essai clinique est prévu pour février et ses résultats sont attendus au printemps.

Louis Amar